26 septembre 2017

Trois victimes d’actes criminels toujours pénalisées par l’aide sociale

Une décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ) confirme que les trois victimes d’actes criminels prestataires de l’aide sociale ne pourront pas conserver leurs indemnités. Une injustice qui a assez duré, s’indignent des groupes communautaires.



30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux.

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13 octobre 2016

Derrière les chiffres : des femmes terrorisées, violentées, blessées et tuées

Dans le récent reportage Violence conjugale : « Elle a pris le couteau à deux mains et a visé ma poitrine » diffusé par Ici Radio-Canada Colombie-Britannique-Yukon, Julie Landry rapportait l’histoire d’un homme agressé par sa conjointe il y a une trentaine d’années. S’appuyant sur cette histoire, la journaliste rapporte les propos d’un professeur de psychologie de l’Université de Colombie-Britannique qui affirme que les hommes sont tout autant victimes de violence conjugale que les femmes et que la société le nie.

Si d’entrée de jeu on reconnaît facilement que des hommes peuvent être victimes de violence de la part de leur conjoint ou de leur conjointe, il faut être très prudent lorsqu’on affirme une symétrie de la victimisation sur la base des données de l’Enquête sociale générale (ESG) de Statistique Canada. En effet, lorsqu’on ne regarde que le nombre d’hommes et de femmes qui déclarent avoir été violentés, on sait peu de choses de la violence vécue. Est-ce un événement isolé? Ou la personne a-t-elle été contrôlée, terrorisée par son ou sa partenaire? Des recherches montrent que les hommes sont victimes de violence situationnelle comme les femmes, alors que ces dernières sont les principales victimes de la violence coercitive, aussi appelée terrorisme intime.

L’analyse doit être plus fine. Lorsque l’ESG rapporte que les femmes subissent davantage de blessures, qu’elles ont des impacts plus grands de la violence vécue, qu’elles rapportent plus avoir été victimes d’un ex-partenaire dont elles ont réussi à échapper, on peut facilement constater que les femmes sont davantage victimes de la violence des hommes que le contraire. De plus, quand on examine le phénomène des homicides conjugaux et intrafamiliaux, là aussi ce sont majoritairement des femmes et des enfants qui sont tués par un conjoint ou par un père. Quiconque a déjà travaillé dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale peut témoigner de la peur qui habite ces femmes et ces enfants et des séquelles qui l’accompagnent. Encore aujourd’hui, beaucoup de femmes n’identifient pas la violence à laquelle elles sont soumises chaque jour, beaucoup de femmes hésitent à demander de l’aide. Malheureusement certaines sont tuées sans avoir obtenu le soutien nécessaire en temps utile. Ce n’est pas une « idéologie politique », mais la triste réalité encore vécue en 2016.

Louise Riendeau, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Téléphone : 514 220-1057

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