27 avril 2017

Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe : Des mesures à coordonner avec les provinces

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13 avril 2017

Le gain féministe

Mme Ravary, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale se permet de vous écrire pour rectifier certains faits mentionnés dans votre chronique parue le 13 avril intitulé « L’échec féministe ». Il est vrai que les jeunes…

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1 octobre 2014

Forum contre l’intimidation : les maisons espèrent des retombées concrètes !

Montréal, le 1er octobre 2014 – « Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue l’initiative du gouvernement de tenir demain le Forum sur l’intimidation et il espère qu’il entraînera des retombées concrètes pour lutter contre l’intimidation, particulièrement chez les jeunes » déclare la présidente, madame Sylvie Langlais.

Prévenir l’intimidation, c’est aussi prévenir la violence conjugale

« On peut se surprendre de voir les maisons pour femmes victimes de violence conjugale se préoccuper de la question de l’intimidation et de la violence à l’école. La raison en est simple : prévenir l’intimidation, c’est aussi prévenir la violence conjugale », ajoute madame Langlais. En effet, plusieurs études le démontrent, les jeunes qui commettent des actes d’intimidation auprès de leurs camarades de classe seront nombreux à exercer de la violence dans leurs relations amoureuses à l’adolescence et de la violence conjugale ou sexuelle à l’âge adulte. En d’autres mots, c’est leur mode de fonctionnement dans l’ensemble de leurs rapports aux autres. Ainsi, nombre d’auteurs de violence à l’égard des femmes, des aînés ou même en milieu de travail, ont été de jeunes intimidateurs auprès de qui aucune intervention efficace n’a été faite.

Un souci pour les victimes

On constate un phénomène semblable chez les victimes. La honte, la peur, le sentiment d’humiliation et parfois même la blessure physique subséquentes à l’intimidation ont un effet cumulatif. Si rien n’est mis en place pour aider les victimes à reprendre du pouvoir sur leur vie et sur leur situation, elles risquent d’en porter les traces longtemps et de finir par croire qu’il est peut-être normal d’être violentées. Les intervenantes des maisons d’aide et d’hébergement le constatent chaque jour : les femmes qui ont subi de multiples victimisations, par exemple lorsqu’elles ont été harcelées, intimidées ou violentées durant l’enfance ou par plusieurs conjoints, finissent par croire qu’il en va ainsi dans la vie de couple et elles ont plus de difficultés à surmonter l’impact de ces violences, à retrouver confiance en elles, bref à s’en sortir. C’est pourquoi le Regroupement estime qu’il faut se préoccuper des victimes dès le plus jeune âge. Or, dans le cadre des interventions contre l’intimidation à l’école, on les oublie souvent.

Agir rapidement

« C’est dès l’enfance qu’on apprend à établir nos rapports avec les autres : des rapports égalitaires, de respect, ou, au contraire, des rapports de pouvoir. Plus on réussit à intimider d’autres enfants, plus on a le sentiment d’y gagner en pouvoir, en popularité, même en biens matériels. En contrepartie, les jeunes qui ont été harcelés parce qu’ils étaient trop bons à l’école, obèses, immigrants, différents… s’en rappellent toute leur vie », souligne madame Langlais. Il importe donc d’agir rapidement pour mettre fin à de telles conduites. C’est pourquoi le Regroupement et ses maisons membres ont développé depuis de nombreuses années une démarche de prévention de l’intimidation pour le primaire, puis plus récemment pour le secondaire. En plus d’aider à distinguer ce qui est de l’intimidation du manque de respect, du conflit ou de l’agressivité, ces démarches visent à guider le personnel scolaire et les parents pour que tous puissent intervenir de manière cohérente auprès des auteurs d’intimidation, des victimes et des témoins.

Des retombées concrètes attendues

« Le Regroupement avait salué l’adoption de la Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école en 2012. Il y voyait là un premier pas pour amener toutes les écoles à agir pour contrer ce phénomène. Il espère maintenant que des actions concrètes découleront du Forum, notamment la mise en place de protocoles d’intervention et de la formation pour le personnel scolaire pour mieux intervenir tant auprès des intimidateurs que des victimes. C’est le message que portera le Regroupement dans le cadre de ces assises », affirme sa présidente.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 45 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Cet organisme a pour but de sensibiliser à la problématique de la violence conjugale, de défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter leurs membres auprès des instances publiques et gouvernementales.

Source : Sylvie Langlais, présidente

Pour information : Louise Riendeau, 514 220-1057 (cellulaire) / @RMFVVC

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