30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux.



15 mai 2017

Arrêtons l’extradition de madame M. M.

[Appel à l’action] Depuis 2011, une femme victime de violence conjugale est menacée d’extradition pour avoir voulu protéger ses enfants. Malgré les nombreuses demandes du Regroupement, la ministre de la Justice refuse toujours d’exercer son pouvoir discrétionnaire pour mettre fin au processus d’extradition.

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7 juillet 2015

Homicide suicide à Anjou – De l’aide pour prévenir de tels drames

Montréal, le 7 juillet 2015 — Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale tient à offrir ses condoléances à la famille du bambin et de l’homme décédés à Anjou dimanche aux mains de ce dernier. « Mais par-dessus tout, le Regroupement espère que de tels drames soient évités », souligne la présidente Sylvie Langlais.

Des indices à connaître et à reconnaître

Il est encore trop tôt pour faire l’analyse de la situation qui s’est passée à Anjou, mais les médias rapportent des éléments qu’on trouve souvent lors d’homicides intrafamiliaux : conjoint contrôlant, séparation imminente, crainte du père. En effet, en Ontario, le Comité d’examen des décès dus à la violence familiale analyse depuis plus de dix ans tous les cas d’homicides intrafamiliaux. De 2003 à 2012, 164 cas totalisant 251 décès ont été examinés. Dans ces situations (55 % d’homicides et 45 % d’homicides suicides), plusieurs facteurs de risque étaient présents et décelables avant le décès des personnes. Parmi les plus fréquents, on retrouvant : des antécédents de violence familiale (73 %), une séparation effective ou prochaine (72 %), un comportement obsessionnel (54 %), un agresseur déprimé (55 %), des antécédents de menaces ou de tentatives de suicide (52 %), une escalade de la violence (45 %), des antécédents de menaces de mort à l’égard de la victime (45 %), des tentatives antérieures d’isoler la victime (42 %), la crainte intuitive de la victime à l’égard de l’agresseur (40 %).

« Il faut informer les femmes pour qu’elles puissent être attentives à ces signes précurseurs et qu’au besoin elles consultent. Les intervenantes des maisons d’aide et d’hébergement peuvent les aider à évaluer la situation et, si nécessaire, à prendre des mesures pour assurer leur sécurité et celle de leurs enfants, bref à prévenir de tels drames », insiste Madame Langlais

La violence, ce n’est pas toujours physique

Beaucoup de femmes ne considèrent pas qu’elles sont victimes de violence conjugale parce que leur conjoint ne les a jamais frappées. Pourtant, le contrôle exercé par le conjoint sur leurs faits et gestes et sur leurs choix peut prendre différentes formes : attitudes et propos méprisants, humiliants, dénigrement de leur apparence ou de leurs capacités intellectuelles, critique de leur façon d’éduquer les enfants ou de cuisiner, interdictions, chantage, ordres, éclats de voix, cris, insultes, injures, menaces, hurlements envers la conjointe ou envers les enfants. Ce sont là autant de manifestations de violence.

« Les proches et les professionnelLEs peuvent aider les femmes à se protéger en les encourageant à demander de l’aide; les médias peuvent aussi aider en les informant », rappelle Madame Langlais.

Le Regroupement

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Pour connaître les différents services des maisons : http://www.contrelaviolenceconjugale.ca/

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

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