17 avril 2018

La Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF) rencontre l’ONU

Montréal, le 17 avril 2018 – La CFVF rencontre cet après-midi la Rapporteure spéciale de l’Organisation des Nations unies sur la violence contre les femmes. Alors que les taux de dénonciation diminuent (de 30 à 22% en violence conjugale et de 10 à 5% en agressions sexuelles), que les agressions sexuelles et les séquestrations augmentent, que les conditions de vie des femmes se détériorent, et que les groupes qui œuvrent au plus près des femmes luttent pour leur survie faute de financement, l’état des lieux est inquiétant.



19 mars 2018

Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution

Cette recherche s’appuie sur les témoignages de 52 femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec. Elle vise à favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

logo
8 octobre 2014

Lettre d’opinion: Le registre des armes sauve des vies, par conséquent de l’argent

Monsieur Couillard, Mesdames Vallée et Thériault, je constate ce matin avec frayeur que votre gouvernement refuse de s’engager, comme l’ont fait tous les gouvernements précédents, à mettre sur pied un registre québécois des armes à feu si la Cour suprême oblige Ottawa à lui remettre les données québécoises contenues dans feu le registre canadien.

Depuis des années, et encore maintenant, les policiers québécois peuvent compter sur les données du registre pour moduler leurs interventions. Appelés pour une situation de violence de violence conjugale, ils vérifient si l’auteur présumé possède des armes. Dans l’affirmative, ils agissent de façon à protéger la vie de la ou des victimes et la leur. Sans cette information, le Québec risque de faire face à un nombre accru de mort tant chez les femmes victimes que chez les policiers et policières.

Le registre est aussi utile lorsque le tribunal ordonne à un conjoint violent de remettre ses armes. Les services policiers savent alors combien d’armes ils doivent saisir. Rappelons que la grande majorité des citoyens avaient enregistré leurs armes. Le registre a fait ses preuves.

Et il ne faut pas oublier que des vies perdues, ce sont aussi des frais pour la société. Récemment on apprenait qu’un étude réalisée par des économistes de l’Université Oxford estimait les coûts de la violence à l’égard des femmes, le plus souvent conjugale, à 4 400 milliards à l’échelle mondiale, 5,2 % du PIB mondial. À l’échelle du Québec, cela équivaudrait à plus de 15 milliards. Ces coûts englobent les soins de santé, les pertes de productivité, le processus judiciaire, les impacts sur la réussite scolaire, les perspectives d’emploi, la pauvreté, le risque de reproduire la violence.

Reculer sur la création d’un registre québécois des armes au nom de l’équilibre budgétaire, c’est creuser une dette sociale et financière à long terme.

Louise Riendeau, Coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

 

Accéder à la section membres

Conception: Coopérative Molotov
Logo et identité visuelle : Rouleau Paquin.com