26 septembre 2017

Trois victimes d’actes criminels toujours pénalisées par l’aide sociale

Une décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ) confirme que les trois victimes d’actes criminels prestataires de l’aide sociale ne pourront pas conserver leurs indemnités. Une injustice qui a assez duré, s’indignent des groupes communautaires.



30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux.

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8 octobre 2014

Lettre d’opinion: Le registre des armes sauve des vies, par conséquent de l’argent

Monsieur Couillard, Mesdames Vallée et Thériault, je constate ce matin avec frayeur que votre gouvernement refuse de s’engager, comme l’ont fait tous les gouvernements précédents, à mettre sur pied un registre québécois des armes à feu si la Cour suprême oblige Ottawa à lui remettre les données québécoises contenues dans feu le registre canadien.

Depuis des années, et encore maintenant, les policiers québécois peuvent compter sur les données du registre pour moduler leurs interventions. Appelés pour une situation de violence de violence conjugale, ils vérifient si l’auteur présumé possède des armes. Dans l’affirmative, ils agissent de façon à protéger la vie de la ou des victimes et la leur. Sans cette information, le Québec risque de faire face à un nombre accru de mort tant chez les femmes victimes que chez les policiers et policières.

Le registre est aussi utile lorsque le tribunal ordonne à un conjoint violent de remettre ses armes. Les services policiers savent alors combien d’armes ils doivent saisir. Rappelons que la grande majorité des citoyens avaient enregistré leurs armes. Le registre a fait ses preuves.

Et il ne faut pas oublier que des vies perdues, ce sont aussi des frais pour la société. Récemment on apprenait qu’un étude réalisée par des économistes de l’Université Oxford estimait les coûts de la violence à l’égard des femmes, le plus souvent conjugale, à 4 400 milliards à l’échelle mondiale, 5,2 % du PIB mondial. À l’échelle du Québec, cela équivaudrait à plus de 15 milliards. Ces coûts englobent les soins de santé, les pertes de productivité, le processus judiciaire, les impacts sur la réussite scolaire, les perspectives d’emploi, la pauvreté, le risque de reproduire la violence.

Reculer sur la création d’un registre québécois des armes au nom de l’équilibre budgétaire, c’est creuser une dette sociale et financière à long terme.

Louise Riendeau, Coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

 

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