30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux.



15 mai 2017

Arrêtons l’extradition de madame M. M.

[Appel à l’action] Depuis 2011, une femme victime de violence conjugale est menacée d’extradition pour avoir voulu protéger ses enfants. Malgré les nombreuses demandes du Regroupement, la ministre de la Justice refuse toujours d’exercer son pouvoir discrétionnaire pour mettre fin au processus d’extradition.

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Amélioration des conditions sociales et économiques des femmes

 

La compilation des plus récentes statistiques de fréquentation des maisons membres du Regroupement trace un portrait de la situation économique des femmes hébergées.

la majorité d’entre elles disent détenir un secondaire V ou moins

Pour le revenu familial avant l’hébergement, 70% déclarent compter sur moins de 30 000$ par an

La moitié vivent de l’aide sociale et seulement 1/5 d’entre elles détiennent un emploi lors de l’arrivée en maison

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Les femmes qui ont recours aux services d’hébergement sont donc relativement pauvres. La crise qu’elles traversent n’améliore pas leur situation. Souvent, elles doivent quitter promptement leur résidence sans préparation ; celles qui travaillent doivent fréquemment abandonner un emploi pour se soustraire aux menaces et agressions du conjoint.

Les principes d’accessibilité et de gratuité des services des maisons pour toutes celles qui en font la demande ont été mis de l’avant.

C’est dans ce contexte que le Regroupement a, dès les débuts, entrepris des actions pour sensibiliser diverses institutions gouvernementales à la réalité des femmes hébergées. Au fil des ans, elles ont obtenu le droit aux prestations de la sécurité du revenu dès leur arrivée en maison, le droit de garder le plein montant d’aide social sans coupure et le droit à un plein montant d’aide sociale pour les femmes de moins de trente ans et pour les femmes immigrantes.

Le Regroupement a aussi défendu le droit de toutes les femmes à la protection et à l’aide pour faire face à la violence conjugale. L’arrivée de plus en plus nombreuse de femmes immigrantes en maison d’hébergement, la pauvreté des jeunes familles et des jeunes femmes et la persistance des écarts de revenus entre les hommes et les femmes, et entre certaines catégories de femmes elles-mêmes, confirment l’importance de garder ces principes au cœur de l’intervention.

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