30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux.



15 mai 2017

Arrêtons l’extradition de madame M. M.

[Appel à l’action] Depuis 2011, une femme victime de violence conjugale est menacée d’extradition pour avoir voulu protéger ses enfants. Malgré les nombreuses demandes du Regroupement, la ministre de la Justice refuse toujours d’exercer son pouvoir discrétionnaire pour mettre fin au processus d’extradition.

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27 avril 2017

Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe : Des mesures à coordonner avec les provinces

Montréal, le 27 avril 2017 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue les mesures annoncées hier par la ministre de la Justice du Canada, madame Jody Wilson-Raybould, pour améliorer le traitement judiciaire de la violence envers les femmes. «  Nous fondons beaucoup d’espoir sur la formation des juges prévue dans les nouvelles mesures fédérales », de déclarer Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

Un besoin criant
Chaque jour, lorsque les intervenantes accompagnent les femmes au tribunal, particulièrement au Tribunal de la famille, elles constatent à quel point les juges méconnaissent le problème de la violence conjugale et ses impacts sur les enfants. « Beaucoup de juges donnent des droits d’accès sans supervision, ou même une garde partagée, au conjoint violent en négligeant totalement le fait que celui-ci pourra en profiter pour continuer de menacer ou de harceler son ex-conjointe ou même se venger de la séparation en tuant les enfants », souligne madame Langlais. « Bien que cette question ait été documentée, les juges semblent bien souvent ignorer que c’est au moment de la séparation que les risques d’homicides intrafamiliaux sont les plus élevés », ajoute-t-elle. Il importe donc que la formation planifiée par le gouvernement fédéral vise non seulement les magistrats en matière criminelle, mais aussi ceux en matière familiale ou en protection de la jeunesse, et qu’elle inclue l’évaluation des risques pour l’ensemble des membres de la famille.

D’autres mesures sont nécessaires
S’il est essentiel que les juges soient mieux formés, la confiance des femmes victimes dans le système de justice repose sur plusieurs autres éléments. Dès le premier contact avec les policiers et les policières, les victimes doivent se sentir accueillies et respectées. Et leur situation doit être bien évaluée. Il s’agit d’une compétence provinciale et le Regroupement rencontrera des membres de la direction des Affaires policières du ministère de la Sécurité publique du Québec et du cabinet du ministre Coiteux pour en discuter dans les prochains jours.

Aussi, on parle beaucoup de l’importance pour les contrevenants de diminuer les délais dans le système judiciaire. Accélérer le processus est encore plus crucial pour les victimes qui doivent garder en tête les détails des agressions vécues pour en témoigner dans le cadre du procès. Elles ne peuvent passer à autre chose et plusieurs vivent dans la crainte de voir leur agresseur exonéré de tout blâme. « Les deux paliers de gouvernement doivent collaborer pour réduire les délais judiciaires et pour éviter que des hommes puissent violenter des femmes en toute impunité », affirme madame Langlais. Le Regroupement réitère la nécessité que les mesures à venir dans le cadre de la Stratégie contre la violence fondée sur le sexe soient coordonnées avec les efforts à faire dans chaque province et territoire, pour assurer que les femmes puissent exercer leur droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de leur personne.

Le Regroupement
Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Information : Louise Riendeau, 514 220-1057 (cellulaire)
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