26 septembre 2017

Trois victimes d’actes criminels toujours pénalisées par l’aide sociale

Une décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ) confirme que les trois victimes d’actes criminels prestataires de l’aide sociale ne pourront pas conserver leurs indemnités. Une injustice qui a assez duré, s’indignent des groupes communautaires.



30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux.

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28 novembre 2015

Une clé pour votre liberté et votre sécurité Une campagne pour les femmes victimes de violence conjugale

Montréal, le 29 novembre 2015 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et ses membres lancent aujourd’hui une campagne d’information à l’intention des femmes victimes de violence conjugale. « Dans les prochains jours, aux quatre coins du Québec, les intervenantes distribueront un feuillet en forme de clé. Une clé qui donne accès à toute l’information sur le soutien et les services offerts aux femmes violentées dans leur région spécifique », déclare madame Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

Rejoindre les femmes avant que l’irréparable n’arrive
Des maisons d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale existent depuis près de 40 ans. Malgré cela, certaines femmes ne connaissent pas leur existence ou croient qu’il faut avoir été sévèrement battue ou craindre pour sa vie pour s’y adresser. « Or, si les maisons sont là pour permettre à des femmes de fuir les coups, ce sont résolument plus que des refuges. Elles offrent une grande variété de services. Ces ressources sont aussi là pour les aider à échapper au contrôle de leur conjoint. Cette campagne est donc lancée dans l’espoir de rejoindre ces femmes ou leurs proches avant que l’irréparable n’arrive », souligne madame Langlais.

Il n’est pas rare d’entendre des témoignages comme celui-ci : « Lors de mon arrivée à la maison d’hébergement, je ne me considérais pas comme une victime de violence. Après tout, il ne m’avait jamais frappée. Le pire qu’il avait fait était de m’avoir empêchée de sortir de la chambre en me bloquant la sortie. Mais avec l’aide de mon intervenante, j’ai découvert l’aspect méconnu et destructif de la violence psychologique, verbale, du contrôle monétaire et sexuel. Plus les jours passaient, plus il devenait évident que j’étais bel et bien une victime de violence conjugale. » (La Vivace, 2014) « Encore cet été, le Québec a connu une série d’homicides conjugaux. Dans la plupart des cas, les femmes assassinées ne semblaient pas avoir reçu l’aide de ressources spécialisées », précise Sylvie Langlais.

Des services méconnus
« Vous êtes séparée de votre conjoint violent, mais il continue à vous harceler? Vous avez besoin de parler à quelqu’un en toute confidentialité? Vous vous interrogez sur vos droits? Les démarches juridiques s’accumulent et vous avez besoin d’accompagnement? Vous vous demandez si votre conjoint a le droit de vous traiter comme il le fait? » Voilà quelques-unes des questions choisies pour interpeller directement les femmes violentées et les inviter à visiter le site web www.contrelaviolenceconjugale.ca.
Elles y découvriront les multiples services offerts par les maisons d’aide et d’hébergement : l’accompagnement dans les démarches (juridiques ou autres), le suivi après une séparation, les consultations téléphoniques, les services jeunesse, la défense des droits et évidemment l’hébergement pour les femmes et leurs enfants.

« Si les maisons peuvent devenir temporairement un deuxième chez soi, les femmes peuvent y trouver une écoute, un lieu sûr où déposer leur trop lourd fardeau, une expertise pour élaborer un scénario de sécurité. C’est pourquoi nous voulons leur en donner la clé, la clé de leur liberté et de leur sécurité », ajoute madame Langlais. Cette action s’inscrit dans le cadre de la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui se déroule du 25 novembre au 6 décembre.

Cette campagne nationale d’information est réalisée grâce au soutien financier du Secrétariat à la condition féminine.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Il a pour but de sensibiliser à la problématique de la violence conjugale, de défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter leurs membres auprès des instances publiques et gouvernementales.

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Source : Sylvie Langlais, présidente, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

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