26 septembre 2017

Trois victimes d’actes criminels toujours pénalisées par l’aide sociale

Une décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ) confirme que les trois victimes d’actes criminels prestataires de l’aide sociale ne pourront pas conserver leurs indemnités. Une injustice qui a assez duré, s’indignent des groupes communautaires.



30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux.

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26 septembre 2017

Trois victimes d’actes criminels toujours pénalisées par l’aide sociale

Montréal, 26 septembre 2017 – À la suite d’une audition ayant fait les manchettes en juin 2017, une décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ) confirme que les trois victimes d’actes criminels qui sont prestataires de l’aide sociale ne pourront pas conserver leurs indemnités. Une injustice qui a assez duré, s’indignent des groupes communautaires.

« L’état reconnaît la nécessité d’indemniser les victimes, mais lorsque celles-ci sont ou se retrouvent à l’aide sociale en raison d’un traumatisme, elles se font couper leurs prestations. C’est injuste dans la mesure où les autres personnes conserveraient leurs revenus. C’est un réel deux poids deux mesures », souligne Yann Tremblay-Marcotte du Front commun des personnes assistées sociales du Québec.

De plus, il est à noter qu’une victime prestataire d’aide sociale qui reçoit une indemnité de 100 000$ d’un coup ne sera pas nécessairement coupée; ce n’est que lorsque l’IVAC décide de verser les indemnités sous forme d’une rente mensuelle que l’aide sociale les considère comme un revenu.

Les trois victimes ayant contesté la coupure de leurs prestations ont mandaté Me Manuel Johnson, avocat aux services juridiques communautaires de Pointe-Saint-Charles et Petite-Bourgogne, pour porter la décision du TAQ en révision judiciaire devant la Cour supérieure.

« Après avoir survécu à un vol à main armée et, une année plus tard, à des voies de fait à la suite d’un vol de véhicule, je me suis retrouvé dans l’incapacité de travailler et j’ai dû prendre de l’aide sociale. J’avais besoin des indemnités pour payer des médicaments et des soins psychologiques, mais l’aide sociale à tout gardé »,  a déclaré Monsieur Volodomir Sapojnikov.

Cette situation est inacceptable, les groupes soussignés demandent au ministre Blais de procéder à des changements réglementaires afin de mettre fin à cette injustice. Bien que les requérants considèrent leurs arguments juridiques solides et bien fondés, il sera préférable de clarifier la loi et de donner des directives claires aux fonctionnaires chargés de son application dès maintenant, plutôt qu’attendre possiblement des années avant que les tribunaux corrigent le tir.

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Information
 :

Yann Tremblay-Marcotte
Front commun des personnes assistées sociales du Québec

514 577-3279 ou email hidden; JavaScript is required

Aussi signataires :



30 mai 2017

La survie des organismes communautaires menacée

Die-in devant les bureaux des députéEs provinciaux

Montréal, lundi 29 mai 2017 – Entre midi et 13h, partout à travers le Québec, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS), incluant les membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, participent à un die-in devant les bureaux de leurs députéEs provinciaux. Par cette action, ils veulent démontrer que malgré l’annonce de rehaussement de 10 M$ du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC), les OCASSS se meurent!

Les maisons d’aide et d’hébergement membres du Regroupement collaborent quotidiennement avec d’autres organismes de leur communauté pour aider les femmes victimes de violence conjugale à échapper à la violence. L’écart entre la subvention qu’elles reçoivent et les besoins de la population qui fait appel à elles et à leurs partenaires se creuse d’année en année. Et c’est sans compter le fait que d’autres ressources d’hébergement seraient nécessaires pour accueillir les femmes et les enfants qui ont besoin d’aide et de protection.

Nous invitons les députées et députés de tous les partis à profiter de cette occasion et de tous les autres moments possibles pour porter le message des OCASSS auprès de la ministre responsable du PSOC, madame Lucie Charlebois, et pour la soutenir dans des actions qui éviteront que les OCASSS ne doivent diminuer leurs services ou, même dans certains cas, ne meurent.

Pour réaliser pleinement la mission de l’ensemble des 3 000 OCASSS au Québec qui, même selon le gouvernement, est essentielle, il faudrait investir 355 M$ de plus dès 2017-2018. Cette année, la subvention que les OCASSS recevront du PSOC ne sera indexée que de 0,7 %. Comment les OCASSS pourront-ils faire face aux différentes augmentations qu’ils subissent chaque année (hausse du loyer, des assurances, etc.)? Nos maisons membres qui sont régies par la Loi sur l’équité salariale devront-elles couper des services pour maintenir des salaires équitables? Avec cette maigre indexation, comment pourront-elles éviter le roulement dans leurs équipes de travail?

Les OCASSS sont épuisés. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) doit cesser de concevoir le rehaussement du financement des groupes communautaires comme une dépense, mais plutôt le voir comme un investissement pour le bien-être de la population québécoise. Les OCASSS ont besoin du soutien de l’ensemble des députéEs de l’Assemblée nationale pour convaincre le MSSS de l’importance de leur apport.

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Renseignements :
Louise Riendeau, Coordonnatrice des dossiers politiques, 514 200-1057 (cellulaire)



15 mai 2017

Arrêtons l’extradition de madame M. M.

À diffuser le plus largement possible

Aidez-nous à libérer madame M.M.

Le Regroupement vous invite, membres, intervenantes et militantes, et allié-e-s (organismes et individus), à faire pression auprès de la ministre de la Justice du Canada, madame Jody Wilson-Raybould, pour exiger qu’elle exerce son pouvoir discrétionnaire et mette fin au processus enclenché, depuis maintenant plus de six ans, à l’encontre d’une femme qui a voulu protéger ses enfants.

En 2011, madame M. M.* a trouvé refuge dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, au Québec. Elle est menacée d’extradition pour avoir aidé ses enfants à échapper à la négligence et à la violence de leur père. Depuis 2011, cette canado-américaine lutte afin d’éviter l’extradition vers les États-Unis. Malgré les nombreuses demandes du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, la ministre de la Justice refuse toujours d’exercer son pouvoir discrétionnaire pour mettre fin au processus d’extradition.

* Afin de protéger ses enfants mineurs, une ordonnance de non-publication empêche de dévoiler le nom de la femme concernée.

 

DEMANDES DU REGROUPEMENT

Pour le Regroupement, il est clair que la ministre ne semble pas avoir considéré l’impact des violences conjugale et familiale subies par madame M. M. et ses enfants dans sa décision. C’est pourquoi le Regroupement réitère ses demandes :

  • Que la ministre de la Justice du Canada, madame Wilson-Raybould, abandonne l’ordonnance d’extradition et permette à madame M. M. de rester au Canada avec ses enfants, car elle risque une peine de 15 ans de prison si elle est reconnue coupable en Géorgie.
  • Que la ministre entame le plus rapidement possible des discussions avec le gouvernement des États-Unis pour que celui-ci retire sa demande d’extradition de madame M. M.

 

QUE FAIRE

  1. Signez la pétition demandant au gouvernement Trudeau l’arrêt du processus d’extradition de M. M.
  2. Envoyez un résumé de l’histoire de madame M.M. à votre député-e et demandez-lui d’écrire ou de téléphoner à la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould. Téléchargez la lettre type (Word).

> Pour savoir quel est votre député-e

 

L’HISTOIRE DE MADAME M. M.

En 2010, les enfants de M. M. domiciliés en Géorgie ont fui la violence de leur père qui avait la garde exclusive depuis 2008. Ils ont demandé à leur mère de les aider à échapper à la négligence et à la violence de leur père. Celui-ci avait déjà été accusé de violence conjugale à l’encontre de M. M.  Le père a signalé leur disparition. En 2011, les États-Unis ont demandé l’extradition de M M. pour la traduire devant les tribunaux pour violation de l’ordonnance de garde.

Dans un premier temps, la Cour supérieure du Québec a rejeté la demande d’incarcération en vue de l’extradition et la Cour de la jeunesse a accordé la garde des enfants à M. M. après sa mise en liberté. En 2012, la Cour d’appel du Québec a annulé l’ordonnance de mise en liberté et ordonné l’incarcération de madame M. M. en vue de son extradition. La cause a été portée jusqu’en Cour Suprême. En décembre 2015, la Cour suprême du Canada a jugé, dans une décision partagée, que la mère devait être extradée pour subir son procès. Au cours de ce processus, M. M. a été incarcérée à titre préventif à plusieurs reprises depuis 2011.

En août 2016, la ministre Wilson-Raybould a réaffirmé la position défendue pendant 4 ans par le ministre de la Justice du gouvernement précédent, c’est-à-dire d’extrader madame en Géorgie où elle risque une peine de 15 ans de prison si elle est reconnue coupable.  En attente d’une nouvelle décision de la Cour d’appel du Québec, Madame M.M. doit demeurer dans son domicile 22h sur 24.

 

EN SAVOIR PLUS

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27 avril 2017

Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe : Des mesures à coordonner avec les provinces

Montréal, le 27 avril 2017 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue les mesures annoncées hier par la ministre de la Justice du Canada, madame Jody Wilson-Raybould, pour améliorer le traitement judiciaire de la violence envers les femmes. «  Nous fondons beaucoup d’espoir sur la formation des juges prévue dans les nouvelles mesures fédérales », de déclarer Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

Un besoin criant
Chaque jour, lorsque les intervenantes accompagnent les femmes au tribunal, particulièrement au Tribunal de la famille, elles constatent à quel point les juges méconnaissent le problème de la violence conjugale et ses impacts sur les enfants. « Beaucoup de juges donnent des droits d’accès sans supervision, ou même une garde partagée, au conjoint violent en négligeant totalement le fait que celui-ci pourra en profiter pour continuer de menacer ou de harceler son ex-conjointe ou même se venger de la séparation en tuant les enfants », souligne madame Langlais. « Bien que cette question ait été documentée, les juges semblent bien souvent ignorer que c’est au moment de la séparation que les risques d’homicides intrafamiliaux sont les plus élevés », ajoute-t-elle. Il importe donc que la formation planifiée par le gouvernement fédéral vise non seulement les magistrats en matière criminelle, mais aussi ceux en matière familiale ou en protection de la jeunesse, et qu’elle inclue l’évaluation des risques pour l’ensemble des membres de la famille.

D’autres mesures sont nécessaires
S’il est essentiel que les juges soient mieux formés, la confiance des femmes victimes dans le système de justice repose sur plusieurs autres éléments. Dès le premier contact avec les policiers et les policières, les victimes doivent se sentir accueillies et respectées. Et leur situation doit être bien évaluée. Il s’agit d’une compétence provinciale et le Regroupement rencontrera des membres de la direction des Affaires policières du ministère de la Sécurité publique du Québec et du cabinet du ministre Coiteux pour en discuter dans les prochains jours.

Aussi, on parle beaucoup de l’importance pour les contrevenants de diminuer les délais dans le système judiciaire. Accélérer le processus est encore plus crucial pour les victimes qui doivent garder en tête les détails des agressions vécues pour en témoigner dans le cadre du procès. Elles ne peuvent passer à autre chose et plusieurs vivent dans la crainte de voir leur agresseur exonéré de tout blâme. « Les deux paliers de gouvernement doivent collaborer pour réduire les délais judiciaires et pour éviter que des hommes puissent violenter des femmes en toute impunité », affirme madame Langlais. Le Regroupement réitère la nécessité que les mesures à venir dans le cadre de la Stratégie contre la violence fondée sur le sexe soient coordonnées avec les efforts à faire dans chaque province et territoire, pour assurer que les femmes puissent exercer leur droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de leur personne.

Le Regroupement
Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Information : Louise Riendeau, 514 220-1057 (cellulaire)
Nous suivre : Facebook.com/RMFVVC et @RMFVVC

 



13 avril 2017

Le gain féministe

Mme Ravary, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale se permet de vous écrire pour rectifier certains faits mentionnés dans votre chronique parue le 13 avril intitulé « L’échec féministe ».

Il est vrai que les jeunes femmes sont de plus en plus nombreuses à dénoncer les cas de violence conjugale. Or, il ne s’agit pas d’un constat d’échec, mais bien d’un gain important. Cela nous indique qu’elles connaissent mieux leurs droits et qu’elles sont plus nombreuses à se tourner vers des ressources d’aide.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, les femmes quittent un conjoint violent beaucoup plus rapidement qu’autrefois; les unions durent plus souvent de 1 à 5 ans, comparativement à 10 ans et plus dans les années 1980. De plus, si le nombre de plaintes a triplé depuis les 30 dernières années – près de 19 000 en 2014 – , c’est, entre autres, parce que les femmes ont davantage confiance dans le système de la justice, bien que celui-ci doit impérativement être amélioré.

Nous constatons que les femmes victimes de violence conjugale, autant que leurs proches, se mobilisent pour mettre fin à une relation contrôlante. Nous les soutenons dans cette démarche pour que le moment de la séparation se fasse de façon sécuritaire, de façon à éviter des drames, tels que celui de Daphné Boudreault survenu le mois dernier.



7 avril 2017

Arrêt Jordan : La ministre Vallée doit agir pour préserver la confiance des femmes violentées

Montréal, le 7 avril 2017 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale presse la ministre de la Justice, Madame Stéphanie Vallée, de tout mettre en œuvre pour éviter que d’autres meurtriers ou auteurs de violence envers les femmes soient libérés des accusations qui pèsent contre eux, comme cela a été le cas du meurtrier libéré hier en vertu de l’arrêt Jordan. « Nous nous rappelons de la mort d’Anuja Baskaran, en 2012. Face à de tels drames, le seul espoir est que la justice joue son rôle. Mais la libération de ce conjoint violent, de surcroit récidiviste, nous place devant un triste constat d’échec », souligne la présidente du Regroupement, madame Sylvie Langlais.

La confiance des femmes dans le système de justice

Le Regroupement s’inquiète de l’effet de cette libération sur les femmes victimes de violence. Les crimes contre les femmes sont sous-dénoncés. Pour la violence sexuelle, on estime que seulement 5 % des agressions sont rapportées à la police. Pour les infractions commises en violence conjugale, le taux de dénonciation varie entre 20 et 30 %. « Des décisions comme celle rendue hier risquent d’amener les femmes à se dire que ça ne vaut pas la peine d’aller à la police, de déballer leur intimité, alors que leur agresseur pourrait s’en tirer sans aucune conséquence », indique Madame Langlais.

Mettre fin au sous-financement du système de justice

En octobre dernier, lors de la sortie de la stratégie gouvernementale en matière de violences sexuelles, le Regroupement s’inquiétait déjà de la pauvreté du système de justice, notamment du nombre insuffisant de procureurs pour accompagner les victimes et des délais de traitement des causes par les tribunaux[1]. « Nous l’avons souligné lors du meurtre de Daphné Boudreault, il ne suffit pas que le gouvernement élabore des plans d’action pour contrer la violence envers les femmes, il doit les accompagner de ressources financières suffisantes et s’assurer qu’ils soient mis en œuvre », rappelle Madame Langlais.

Le Regroupement presse la ministre Vallée et le Directeur des poursuites criminelles et pénales de s’assurer qu’aucune cause liée à la violence conjugale ou à d’autres types de violence envers les femmes ne sera abandonnée ou traitée avec moins de sévérité. « S’il est nécessaire d’invoquer la clause nonobstant, le temps de traiter ces dossiers et d’injecter les budgets nécessaires pour que le système de justice fonctionne adéquatement, nous demandons à la ministre de la Justice de le faire. La vie des femmes vaut bien cela », ajoute Sylvie Langlais.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Pour information : Lucie Poulin, 514 220-1057 (cellulaire)
Pour nous suivre : www.facebook.com/RMFVVC et @RMFVVC

Voir la revue de presse

[1] http://maisons-femmes.qc.ca/strategie-pour-prevenir-et-contrer-les-violences-sexuelles-le-quebec-aura-t-il-les-moyens-de-ses-ambitions/



23 mars 2017

Enquête du BEI sur l’homicide conjugal à Saint-Hilaire, une première à saluer

Communiqué de presse 
Pour diffusion immédiate

Montréal, le 23 mars 2017 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue la décision de mener une enquête indépendante sur le travail des policiers suite à l’homicide de Daphnée Boudreault, survenu hier à Saint-Hilaire. « Ce n’est pas la première fois qu’une femme est tuée par son conjoint peu après avoir demandé la protection de la police, pour éviter d’autres morts, il est nécessaire d’identifier les mailles dans le filet de sécurité et d’améliorer la pratique policière », affirme Madame Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

L’omission d’agir questionnée

En effet, dès 2013, dans le cadre des consultations sur le projet de loi visant à créer le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) (lire le communiqué Pour protéger la vie des femmes, des enquêtes indépendantes s’imposent ainsi que le mémoire sur le bureau des enquêtes indépendantes), le Regroupement avait demandé que cet organisme ait le mandat d’enquêter sur l’omission d’agir des policiers dans des situations où des femmes étaient menacées par leur conjoint ou ex-conjoint, ayant constaté que plusieurs femmes avaient été tuées sans que leur appel de détresse à la police n’ait été entendu.

L’enquête du BEI devrait permettre de vérifier si le travail des policiers respecte le Guide de pratique policière en matière de violence conjugale élaboré par le ministère de la Sécurité publique. Il devrait aussi permettre de voir si les différents outils d’évaluation des risques d’homicide conjugal ont été utilisés par les policiers. Et enfin, si en fonction de la loi et de leur mandat, les policiers ne pouvaient effectivement pas agir, le BEI pourrait vérifier si la victime a été dirigée vers un organisme qui aurait pu élaborer avec elle un scénario de sécurité, telle une maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.

Une expertise disponible

Le Regroupement des maisons et son partenaire le Carrefour sécurité en violence conjugale, qui a développé un modèle d’action intersectorielle pour prévenir les homicides conjugaux, sont entièrement disponibles pour soutenir le BEI dans cette enquête.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Pour information : Lucie Poulin, 514 220-1057 (cellulaire)
Pour plus d’information : maisons-femmes.qc.ca
http://csvc.ca/a-propos/

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Voir la revue de presse du Regroupement



11 janvier 2017

Des propos irrespectueux

« Se faire tapocher peut rapporter gros aux femmes », dit le Doc Mailloux.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale condamne les propos tenus par le Doc Mailloux en entrevue hier avec Josey Arseneault sur les ondes de 93 FM, radio de Québec. Il est inadmissible qu’encore aujourd’hui des individus puissent s’exprimer publiquement de façon si odieuse.

D’abord, rappelons que dans un cas de violence conjugale, contrairement à une chicane de couple, un rapport de force s’installe. Cette forme de violence prend place dans l’intimité du couple relève d’une problématique sociale d’inégalité entre les hommes et les femmes. L’homme violent cherche le contrôle, le pouvoir et la domination sur sa conjointe. Les stratégies peuvent être multiples pour miner l’estime de leur conjointe, la dénigrer, semer le doute, etc. Les intervenantes des maisons pour femmes victimes de violence conjugale rencontrent chaque jour des femmes profondément humiliées et blessées, qui peinent à retrouver confiance en elle.

Les raisons pour lesquelles une femme reste avec un conjoint violent peuvent varier. Parfois, elle espère le changer, croit à ses promesses, se sent coupable de dénoncer ou de briser le noyau familial. Elle peut aussi avoir peur des menaces, ou encore, ne trouve pas les ressources pour s’en sortir. Peu importe les raisons, se libérer d’un conjoint violent demande beaucoup de courage. Penser que certaines femmes pourraient tirer bénéfice d’une telle condition, comme le suppose le Doc Mailloux, est tout à fait inapproprié. Cela indique une mauvaise compréhension de la problématique. La violence, quel qu’elle soit, n’est justifiable d’aucune façon.


Un cycle à quatre temps se répète et renforce l’emprise de l’agresseur sur la victime, laissant ainsi de graves séquelles psychologiques. Source : Et si c’était de la violence conjugale?

Écoutez la réaction du Regroupement : 98.9FM

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Lucie Poulin, chargée de communication
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
514 878-9134 | 514 220-1057 (cell.)



1 décembre 2016

500 municipalités du Québec sollicitées pour s’allier contre la violence conjugale

Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation

Montréal, le 4 décembre 2016 – Dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale ainsi que ses 42 maisons membres invitent les villes et villages du Québec à se proclamer municipalité alliée contre la violence conjugale, par voie de résolution, et à rendre public leur engagement.

  • Les conseils municipaux des 500 municipalités desservies par nos membres seront invités à se positionner contre la violence conjugale, tout comme le gouvernement provincial l’a déjà fait.
  • Il leur sera demandé d’adopter une résolution en ce sens et de s’afficher publiquement.
  • Chacune des municipalités recevra un certificat qu’elle pourra afficher à l’hôtel de ville.
  • Au cours de l’édition 2017 des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, les municipalités seront conviées à manifester leur adhésion à cette campagne par le moyen qui leur semblera le plus approprié : par exemple, en hissant un drapeau, en installant une bannière, en achetant un encart dans leur journal local ou en le mentionnant sur leur site web.
  • Au fur et à mesure des adhésions, le Regroupement publiera le nom des municipalités alliées sur son site web.

Cette vaste campagne, réalisée grâce à une contribution financière du Secrétariat à la condition féminine, permettra d’envoyer un message fort et concerté aux Québécoises et Québécois à l’effet que ces agressions, perpétrées dans l’intimité du couple, sont inacceptables.

À ce jour, déjà une douzaine de municipalités ont accepté de participer à cette campagne. En effet, les municipalités de Baie-St-Paul, Clermont, Isle-aux-Coudres, La Malbaie, Les Éboulements, Notre-Dame-des-Monts, Petite-Rivière-St-François, St-Hilarion, St-Irénée, St-Urbain, St-Siméon ont répondu à l’appel de La Maison La Montée qui dessert Charlevoix. Leur engagement a été rendu public le 21 novembre. La Ville de Montréal a également adopté une résolution en ce sens. La ville de Châteauguay, en Montérégie, compte présenter une motion semblable à son conseil dans les prochains jours. « Le Regroupement est certain que cette solidarité sera contagieuse », déclare Mme Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

« La violence conjugale est un problème de relations de pouvoir qui peut entraîner des séquelles physiques et psychologiques graves, pouvant aller jusqu’à la mort. Nous avons besoin de l’appui de tous les acteurs de la société québécoise pour la combattre », rappelle Mme Langlais. En 2014, le ministère de la Sécurité publique a enregistré 18 746 infractions commises en contexte conjugal, dont 11 homicides.

Le message que les municipalités enverront à leurs citoyennes et citoyens aura un impact positif, d’abord sur les victimes elles-mêmes. Se sentant soutenues par leur communauté, on peut penser qu’elles seront plus enclines à trouver le courage de dénoncer et auront davantage confiance que les policiers, les intervenantes et intervenants sociaux à qui elles s’adresseront prendront au sérieux leur situation. Ce message interpellera également les auteurs de cette violence.

En outre, les municipalités participantes seront perçues comme de véritables partenaires des organismes, comme les maisons qui travaillent au quotidien sur le terrain. Leurs efforts pour contrer la banalisation de la violence faite aux femmes et aux filles seront sans doute mieux reconnus et valorisés aux yeux de leur communauté. Conséquemment, la portée de leur action pour changer les mentalités et les comportements s’en trouvera accrue.

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

En 2014-2015, ses membres ont accueilli 2 885 femmes et 2 177 enfants. Elles ont offert près de 12 000 services externes (consultations sans hébergement ou posthébergement, accompagnement dans les démarches, etc.) à des femmes violentées et ont répondu au total à plus de 49 000 demandes d’aide ou d’information, de la part de victimes, de proches ou de professionnels. Mais au-delà des services directs, les maisons d’aide et d’hébergement travaillent à sensibiliser la population au problème de la violence conjugale et à le prévenir.

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Source :
Sylvie Langlais, présidente
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Maisons-femmes.qc.ca/municipalites-alliees
Facebook.com/RMFVVC | @RMFVVC

Information :
Linda Lévesque
514 242-8909 (cellulaire)
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18 novembre 2016

Val d’Or : une enquête publique s’impose

Montréal, le 18 novembre 2016 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale joint sa voix à Femmes autochtones du Québec et à de nombreux autres acteurs autochtones et allochtones qui réclament depuis plusieurs mois une enquête publique, indépendante, sur les rapports entre les services de police et les populations autochtones, rapports dont les femmes font trop souvent les frais. « À la veille des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le gouvernement du Québec doit montrer aux femmes autochtones de Val-d’Or et des autres communautés qu’il les a entendues, qu’il les croit et qu’il est prêt à les protéger en déclenchant un examen systémique de la situation », soutient Madame Louise Riendeau, porte-parole du Regroupement.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités

En effet comme le souligne Me Fannie Lafontaine, l’observatrice indépendante nommée par Québec, il importe de mettre au jour les « pratiques policières discriminatoires » et « l’existence d’un racisme systémique au sein des forces de l’ordre à l’égard des Autochtones ». « Le gouvernement du Québec est responsable du bien-être et de la sécurité de toutes les personnes vivant sur le territoire du Québec, il ne peut déléguer ses responsabilités à la commission d’enquête, chargée par le gouvernement fédéral, de faire la lumière sur les cas de femmes disparues et assassinées. Il est responsable du travail des forces de l’ordre au Québec et, à ce titre, il a le devoir d’agir », rappelle Madame Riendeau.

Soutenir et protéger les femmes de Val-d’Or

Depuis le début, les organismes communautaires du milieu ont soutenu les femmes autochtones de Val-d’Or qui ont dénoncé les sévices dont elles ont été victimes. Ces dernières ont été exposées publiquement et pourraient faire l’objet de représailles ou d’intimidation, d’autant plus qu’aucune poursuite ne découlera de leurs témoignages. « Le Regroupement demande au gouvernement de s’assurer que les organismes communautaires de la région auront les moyens de soutenir ces femmes et de les accompagner si elles avaient besoin de protection », ajoute Madame Riendeau

 Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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Source : Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Pour information : Louise Riendeau, 514 220-1057 (cellulaire)

Pour plus d’information : http://maisons-femmes.qc.ca/

Pour nous suivre : www.facebook.com/RMFVVC et @RMFVVC



28 octobre 2016

Stratégie pour prévenir et contrer les violences sexuelles : le Québec aura-t-il les moyens de ses ambitions?

Montréal, le 28 octobre 2016 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale accueille avec espoir la stratégie gouvernementale en matière de violences sexuelles dévoilée ce matin. « Cette stratégie contient plusieurs mesures qui pourraient améliorer la lutte contre les violences sexuelles, mais les ressources financières seront-elles suffisantes pour faire une réelle différence? » se questionne Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement.

Investissements requis pour faciliter la dénonciation

Le Regroupement croit que la dénonciation des agressions et de l’exploitation sexuelles devant les tribunaux fait partie de la solution. Il constate avec satisfaction la volonté de mieux accompagner les victimes, de leur donner confiance dans le système judiciaire et de faciliter leur témoignage par visioconférence. Il applaudit à l’idée d’outiller et de former les policières et les policiers, de même que les procureures et les procureurs. Ces mesures permettent d’espérer que leurs interventions tiendront mieux compte des défis particuliers que représente le processus judiciaire pour ces victimes.   « Des questions importantes restent toutefois en suspens : ces formations seront-elles offertes à tous, ou seulement à ceux et celles qui démontrent déjà un intérêt et une sensibilité? » demande madame Riendeau. Dans le même ordre d’idée, la stratégie prévoit un programme de rencontre systématique de la victime par le procureur ou la procureure aux poursuites criminelles et pénales pour les informer du déroulement des procédures. Il s’agit d’une mesure essentielle! « Mais y aura-t-il plus de procureurs dédiés à ces causes, auront-ils le temps de voir les victimes au début du processus et non pas seulement juste avant qu’elles témoignent, comme c’est trop souvent le cas? », ajoute Madame Riendeau. « De plus, les ressources du système de justice, seront-elles suffisantes pour traiter les causes dans des délais acceptables? Autrement, les auteurs de ces violences pourront demander que les procédures soient arrêtées et ainsi continuer à faire des victimes en toute impunité », renchérit-elle.

Coordonner les mesures et mobiliser les expertises

La stratégie propose à très juste titre des campagnes de sensibilisation auprès du grand public, des proches et de groupes ciblés. Les ministères concernés auront tout intérêt à s’appuyer sur l’expertise des groupes de femmes qui travaillent chaque jour avec les victimes et qui connaissent bien les mythes et préjugés auxquels elles se heurtent au moment de dévoiler l’agression subie. Si ces campagnes sont bien ciblées, elles devraient concourir à diminuer la culture du viol, sa banalisation et la culpabilisation des victimes. Ces dernières pourraient plus facilement demander de l’aide et dénoncer leur agresseur. Évidemment, il faudra que les services de première ligne comme les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle aient les moyens financiers pour répondre à la demande.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale. La violence sexuelle est une forme courante de violence conjugale, trop souvent passée sous silence.

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Source : Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Pour information : 514 220-1057 (cellulaire)

Pour plus d’information : http://maisons-femmes.qc.ca/

Pour nous suivre : www.facebook.com/RMFVVC et @RMFVVC



13 octobre 2016

Derrière les chiffres : des femmes terrorisées, violentées, blessées et tuées

Dans le récent reportage Violence conjugale : « Elle a pris le couteau à deux mains et a visé ma poitrine » diffusé par Ici Radio-Canada Colombie-Britannique-Yukon, Julie Landry rapportait l’histoire d’un homme agressé par sa conjointe il y a une trentaine d’années. S’appuyant sur cette histoire, la journaliste rapporte les propos d’un professeur de psychologie de l’Université de Colombie-Britannique qui affirme que les hommes sont tout autant victimes de violence conjugale que les femmes et que la société le nie.

Si d’entrée de jeu on reconnaît facilement que des hommes peuvent être victimes de violence de la part de leur conjoint ou de leur conjointe, il faut être très prudent lorsqu’on affirme une symétrie de la victimisation sur la base des données de l’Enquête sociale générale (ESG) de Statistique Canada. En effet, lorsqu’on ne regarde que le nombre d’hommes et de femmes qui déclarent avoir été violentés, on sait peu de choses de la violence vécue. Est-ce un événement isolé? Ou la personne a-t-elle été contrôlée, terrorisée par son ou sa partenaire? Des recherches montrent que les hommes sont victimes de violence situationnelle comme les femmes, alors que ces dernières sont les principales victimes de la violence coercitive, aussi appelée terrorisme intime.

L’analyse doit être plus fine. Lorsque l’ESG rapporte que les femmes subissent davantage de blessures, qu’elles ont des impacts plus grands de la violence vécue, qu’elles rapportent plus avoir été victimes d’un ex-partenaire dont elles ont réussi à échapper, on peut facilement constater que les femmes sont davantage victimes de la violence des hommes que le contraire. De plus, quand on examine le phénomène des homicides conjugaux et intrafamiliaux, là aussi ce sont majoritairement des femmes et des enfants qui sont tués par un conjoint ou par un père. Quiconque a déjà travaillé dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale peut témoigner de la peur qui habite ces femmes et ces enfants et des séquelles qui l’accompagnent. Encore aujourd’hui, beaucoup de femmes n’identifient pas la violence à laquelle elles sont soumises chaque jour, beaucoup de femmes hésitent à demander de l’aide. Malheureusement certaines sont tuées sans avoir obtenu le soutien nécessaire en temps utile. Ce n’est pas une « idéologie politique », mais la triste réalité encore vécue en 2016.

Louise Riendeau, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Téléphone : 514 220-1057



24 août 2016

Procédures d’extradition contre une mère de famille : La ministre de la Justice du Canada interpellée à être en cohérence avec les engagements de son gouvernement à l’endroit des femmes violentées

Montréal, le 24 août 2016 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale réclame que la ministre de la Justice du Canada, madame Wilson-Raybould, entame immédiatement des discussions avec le gouvernement des États-Unis pour que celui-ci retire sa demande d’extradition de madame M.M.[1] « Depuis 6 ans, les enfants de madame vivent dans le stress constant de voir leur mère déportée, la ministre de la Justice doit profiter de l’engagement du président américain et du premier ministre canadien contre la violence envers les femmes pour mettre fin à cette situation », déclare madame Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

Une saga qui a trop duré

Le 2 août dernier, la ministre Wilson-Raybould a choisi de maintenir la décision de son prédécesseur de permettre l’extradition de M.M., une citoyenne canado-américaine qui, en 2010, a cherché refuge avec ses trois enfants en Estrie, sa région natale. Domiciliés en Géorgie, ces derniers avaient fui le foyer paternel et avaient demandé à leur mère de les aider à échapper à la négligence et à la violence de leur père. Celui-ci avait déjà été accusé de violence conjugale à l’encontre de M.M. En 2011, les États-Unis ont demandé l’extradition de madame pour la traduire devant les tribunaux pour violation de l’ordonnance de garde exclusive accordée au père. La ministre a réaffirmé la position défendue pendant 4 ans par le ministre de la Justice du gouvernement précédent, c’est-à-dire d’extrader madame en Géorgie où elle risque une peine de 15 ans de prison si elle est reconnue coupable. Bien que quatre juges de la Cour suprême du Canada sur sept aient considéré comme « raisonnable » la décision du ministre conservateur d’autoriser l’extradition, cela ne garantit pas qu’il s’agisse de la meilleure décision. Lors de la révision de cette décision, la ministre libérale aurait pu rendre une nouvelle décision tout aussi raisonnable et d’une tout autre nature comme en font foi les arguments évoqués par les juges dissidentes de la Cour suprême.

Prendre en considération la violence

Tout comme son prédécesseur, la ministre Wilson-Raybould semble avoir évalué ce dossier dans une perspective strictement légale, sans prendre en considération les violences conjugales et familiales subies par cette femme et par ses enfants. C’est d’autant plus surprenant que le gouvernement libéral a entrepris d’élaborer une stratégie fédérale sur la violence fondée sur le sexe. En effet, la ministre de la Condition féminine du Canada, Patricia A. Hajdu, a tenu cet été plusieurs séances de consultation à travers le pays afin de remplir ce mandat que lui a confié le Premier ministre Trudeau. Dans le cadre de ces rencontres, l’incapacité du système de justice à protéger les victimes de violence a été soulevée. « Nous, qui travaillons chaque jour auprès des femmes et des enfants victimes, avons espoir que le plan d’action fédéral permettra de mieux sensibiliser les avocats et les juges aux impacts de la violence conjugale et à sa persistance, même après la séparation. Mais pour M.M. et sa famille, cette stratégie arrivera trop tard », affirme madame Langlais. « Les enfants de madame sont maintenant adolescents et jeunes adultes, ils doivent pouvoir faire des projets d’avenir, se consacrer à leurs études sans avoir à se demander si leur mère sera arrêtée et emprisonnée. Ils doivent pouvoir se rétablir des traumatismes vécus », ajoute madame Sylvie Morin, de la maison d’aide et d’hébergement La Bouée régionale de Lac-Mégantic, qui soutient cette famille.

Ouvrir le dialogue avec les États-Unis

C’est pourquoi, en conformité avec la volonté affirmée de son gouvernement de travailler à rompre le cycle de la violence, le Regroupement demande à la ministre d’interpeller immédiatement les États-Unis, dont le président actuel, Barak Obama, a lui-même signé en 2013 une version améliorée de la loi américaine contre la violence envers les femmes (le Violence Against Women Act), pour qu’ils retirent leur demande d’extradition. Rappelons que tout comme Justin Trudeau, monsieur Obama s’est récemment dit féministe. Des discussions entre les deux pays devraient donc être possibles.

Faire preuve de courage et de compassion

« Et en cas de refus, nous demandons à la ministre de faire preuve de courage et de compassion et d’utiliser le pouvoir discrétionnaire que lui donne la loi pour mettre fin au processus d’extradition. Il faut aller au-delà du légal pour estimer ce qui est moralement nécessaire, soit garder cette famille ensemble », insiste madame Langlais.

Tout comme les trois juges dissidentes de la Cour suprême, le Regroupement croit fermement que « le préjudice que subiraient les enfants privés de leur mère en pareilles circonstances est profond et manifestement inéquitable. »[2] Ce serait punir une deuxième fois ces enfants, qui ont besoin de stabilité et d’amour, et aller totalement à l’encontre de leur intérêt supérieur.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Pour information : Linda Lévesque, 514 242-8909 (cellulaire)

Pour plus d’information : http://maisons-femmes.qc.ca/

Pour nous suivre : www.facebook.com/RMFVVC et @RMFVVC

[1] Afin de protéger ses enfants mineurs, une ordonnance de non-publication empêche de dévoiler le nom de la femme concernée.

[2] Extrait de la dissidence des juges Abella, Karakatsanis et Côté, M.M. c. États-Unis d’Amérique, 2015 CSC 62



6 avril 2016

Communiqué : Immatriculation des armes à feu, Un pas de plus s’impose !

Montréal, le 6 avril 2016 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale participe aujourd’hui à la commission parlementaire sur le projet de loi 64, Loi sur l’immatriculation des armes à feu. « Le projet de loi débattu aujourd’hui permettra de sauver des vies, mais nous demandons au gouvernement de faire un pas de plus pour le rendre plus efficace », affirme la présidente du Regroupement, madame Sylvie Langlais.

Le contrôle des armes sauve des vies

Depuis la mise en place de mesures de contrôle des armes à feu, en particulier des armes d’épaule, le taux d’homicides en général, ainsi que le nombre de femmes tuées ont chuté de plus de 60 %. Malheureusement, trop de femmes sont encore victimes de meurtres conjugaux. En 2013, 13 femmes ont été tuées par leur conjoint au Québec. « Ces résultats démontrent sans contredit l’utilité d’un registre des armes et nous sommes heureuses que le gouvernement du Québec ait compris la nécessité de créer un système québécois d’immatriculation des armes », souligne madame Langlais.

Une faille dans le système de contrôle

Malheureusement, si le projet de loi n’est pas amendé un conjoint violent qui aurait vu son permis de possession d’armes révoqué et ses armes saisies, en raison des menaces proférées envers sa conjointe et ses enfants, pourrait frauduleusement prendre possession d’une arme sans que le marchand (ou autre propriétaire d’armes) ne soit obligé de vérifier s’il possède un permis valide. Malgré le registre, si cette faille n’est pas comblée, des armes pourraient donc tomber dans de mauvaises mains. « Le Regroupement demande donc instamment au ministre Coiteux d’amender le projet de loi pour s’assurer que la vérification du permis soit faite en bonne et due forme avant de remettre l’arme à l’acheteur », ajoute madame Langlais.

Le Regroupement profitera de son passage en commission parlementaire pour rappeler aux élus que mettre fin à la violence envers les femmes et prévenir les tragédies exige des gestes concrets et efficaces. Pour l’organisme, doter le Québec d’un registre des armes à feu, c’est contribuer à la sécurité des femmes et des enfants.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

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6 avril 2016

Mémoire : Doter le Québec d’un registre des armes à feu, c’est contribuer à la sécurité des femmes et des enfants

Pour avoir accès au mémoire :

Mémoire présenté à la Commission des institutions dans le cadre des consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi no 64, Loi sur l’immatriculation des armes à feu

Voici un extrait :

« Actuellement, le Regroupement travaille à implanter un modèle d’actions intersectorielles pour améliorer la sécurité des victimes de violence conjugale, femmes et enfants, ainsi que celles de leurs proches incluant le conjoint violent. Ce modèle d’action développé par le Carrefour Sécurité en violence conjugale invite les partenaires qui y sont associés (maison d’hébergement, groupes d’intervention auprès des conjoints violents, services policiers, procureurs, services correctionnels, etc.) à évaluer les risques d’homicides ou de blessures graves liés à la violence et à collaborer pour diminuer ces risques. Le contrôle des armes à feu est un des outils qui peut être utilisé pour y arriver ».

De plus, si vous désirez visionner notre présentation en commission parlementaire le 6 avril, à 15h45 : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/en-direct-webdiffusion.html



8 mars 2016

Droits des femmes, violence et armes à feu: un coquetel explosif

Montréal, le mardi 8 mars 2016. En cette journée internationale des droits des femmes, les membres du G13 (21 groupes nationaux et regroupements provinciaux féministes) soutenus par l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes (AQPV) souhaitent rappeler le lien bien documenté existant entre les violences envers les femmes et la possession d’armes à feu. Nous réitérons surtout notre appui au projet de loi 64 (« Loi sur l’immatriculation des armes à feu »). Nous rappelons également au gouvernement notre volonté d’êtres des alliées dans le cadre de tels enjeux qui touchent toutes les femmes.

Les armes tuent

Preuve est faite depuis longtemps que la possession d’arme à feu est un facteur de risque important dans les cas d’homicides conjugaux et de filicides familiaux. Au Québec (1997-2006), les armes à feu ont été utilisées dans 32% des cas homicides conjugaux et dans 23% des homicides entre conjoints au Canada (2000-2009).

L’enregistrement des armes permet une meilleure protection des victimes potentielles, de leur entourage et des policiers. Il devient ensuite plus facile pour la police de connaître le nombre et le type d’armes potentiellement détenues par l’agresseur ainsi que de retrouver le présumé meurtrier. L’enregistrement rend également plus difficile l’acquisition illégale d’une arme d’épaule par un individu potentiellement dangereux, puisque la police peut retracer toute arme liée à son propriétaire, qui en est légalement responsable.

Nos groupes souhaitent d’autre part faire remarquer que le projet de loi 64 est l’un des plus progressistes de ce gouvernement. Nous soutenons donc la création de ce registre et rappelons au gouvernement notre position commune à l’effet que le contrôle des armes, et leur enregistrement en particulier, sont d’une importance cruciale pour la sécurité des femmes et des enfants. « L’expertise de nos groupes, notamment en matière de violence conjugale, de violence post-séparation et de prévention des homicides conjugaux, est incontestable et repose sur l’expérience terrain, incluant d’innombrables interventions dans le cadre desquelles des armes à feu ont fait l’objet de retraits préventifs », d’ajouter Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

Le contrôle des armes à feu sauve des vies

La Loi sur les armes à feu a conduit à d’importants progrès en diminuant notamment le nombre d’agressions armées dans un contexte de violence conjugale. Ainsi, le nombre de femmes tuées par balle a chuté de près de 50% entre 1995 et 2008, dernière année où les données sont disponibles, alors que le nombre d’homicides sans armes à feu ne baissait que de 6% durant la même période. Selon l’ONU, deux tiers des victimes d’homicide en contexte conjugal sont des femmes. Ces chiffres indiquent clairement l’importance et l’efficacité d’un tel registre.

Nous réaffirmons que nous n’avons rien contre les chasseurs. Le registre n’est pas une forme d’oppression ni de criminalisation des propriétaires d’armes. Nous croyons que la grande majorité des hommes ne sont pas violents. Nous en appelons donc à cette majorité qui doit se prononcer clairement et soutenir cette revendication : l’objectif n’est pas d’empêcher les chasseurs de chasser, mais plutôt de prévenir l’utilisation des armes à feu dites récréatives à des fins de destruction de la vie des conjointes et de leurs enfants.

D’ailleurs, l’ensemble des associations de services de police ont toujours appuyé la création d’un tel registre, tant au plan canadien que québécois. Rappelons que le registre avait été mis en place après la tuerie sexiste de Polytechnique dont nous avons souligné le triste 26e anniversaire le 6 décembre dernier.

En ce moment où le féminisme fait couler beaucoup d’encre, reconnaissons collectivement l’universalité des luttes féministes qui œuvrent sans relâche, depuis de nombreuses décennies, à faire valoir les droits des femmes. Ce dossier des armes à feu est un exemple concret du fait que les revendications féministes bénéficient à l’ensemble de la société.

En cette journée des droits des femmes, renouvelons nos vœux pour une société sans violence!

 

Les groupes et regroupements membres du G13

  • L’Alliance des femmes handicapées du Québec (AFHQ)
  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) –  Quebec Lesbian Network
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec
  • Avec l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes

 



28 novembre 2015

Une clé pour votre liberté et votre sécurité Une campagne pour les femmes victimes de violence conjugale

Montréal, le 29 novembre 2015 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et ses membres lancent aujourd’hui une campagne d’information à l’intention des femmes victimes de violence conjugale. « Dans les prochains jours, aux quatre coins du Québec, les intervenantes distribueront un feuillet en forme de clé. Une clé qui donne accès à toute l’information sur le soutien et les services offerts aux femmes violentées dans leur région spécifique », déclare madame Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

Rejoindre les femmes avant que l’irréparable n’arrive
Des maisons d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale existent depuis près de 40 ans. Malgré cela, certaines femmes ne connaissent pas leur existence ou croient qu’il faut avoir été sévèrement battue ou craindre pour sa vie pour s’y adresser. « Or, si les maisons sont là pour permettre à des femmes de fuir les coups, ce sont résolument plus que des refuges. Elles offrent une grande variété de services. Ces ressources sont aussi là pour les aider à échapper au contrôle de leur conjoint. Cette campagne est donc lancée dans l’espoir de rejoindre ces femmes ou leurs proches avant que l’irréparable n’arrive », souligne madame Langlais.

Il n’est pas rare d’entendre des témoignages comme celui-ci : « Lors de mon arrivée à la maison d’hébergement, je ne me considérais pas comme une victime de violence. Après tout, il ne m’avait jamais frappée. Le pire qu’il avait fait était de m’avoir empêchée de sortir de la chambre en me bloquant la sortie. Mais avec l’aide de mon intervenante, j’ai découvert l’aspect méconnu et destructif de la violence psychologique, verbale, du contrôle monétaire et sexuel. Plus les jours passaient, plus il devenait évident que j’étais bel et bien une victime de violence conjugale. » (La Vivace, 2014) « Encore cet été, le Québec a connu une série d’homicides conjugaux. Dans la plupart des cas, les femmes assassinées ne semblaient pas avoir reçu l’aide de ressources spécialisées », précise Sylvie Langlais.

Des services méconnus
« Vous êtes séparée de votre conjoint violent, mais il continue à vous harceler? Vous avez besoin de parler à quelqu’un en toute confidentialité? Vous vous interrogez sur vos droits? Les démarches juridiques s’accumulent et vous avez besoin d’accompagnement? Vous vous demandez si votre conjoint a le droit de vous traiter comme il le fait? » Voilà quelques-unes des questions choisies pour interpeller directement les femmes violentées et les inviter à visiter le site web www.contrelaviolenceconjugale.ca.
Elles y découvriront les multiples services offerts par les maisons d’aide et d’hébergement : l’accompagnement dans les démarches (juridiques ou autres), le suivi après une séparation, les consultations téléphoniques, les services jeunesse, la défense des droits et évidemment l’hébergement pour les femmes et leurs enfants.

« Si les maisons peuvent devenir temporairement un deuxième chez soi, les femmes peuvent y trouver une écoute, un lieu sûr où déposer leur trop lourd fardeau, une expertise pour élaborer un scénario de sécurité. C’est pourquoi nous voulons leur en donner la clé, la clé de leur liberté et de leur sécurité », ajoute madame Langlais. Cette action s’inscrit dans le cadre de la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui se déroule du 25 novembre au 6 décembre.

Cette campagne nationale d’information est réalisée grâce au soutien financier du Secrétariat à la condition féminine.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Il a pour but de sensibiliser à la problématique de la violence conjugale, de défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter leurs membres auprès des instances publiques et gouvernementales.

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Source : Sylvie Langlais, présidente, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale



27 octobre 2015

Justice pour les femmes autochtones

Montréal le 27 octobre 2015 – Les regroupements d’organisations travaillant directement auprès des femmes violentées souhaitent exprimer publiquement leur solidarité avec les femmes autochtones et lancent un appel à la mobilisation de la population afin que les femmes autochtones aient accès à plus de justice. Nous joignons notre voix à ces femmes réclamant justice et saluons l’immense courage qu’il leur a fallu pour poser le geste salutaire de dénoncer l’intolérable. Nous invitons la population à utiliser la campagne #OnVousCroit pour leur manifester leur appui et appelons à la participation à la Vigile organisée par Idle No More – Québec qui aura lieu le jeudi 29 octobre à 18h00 à la Place des arts. Nous soutenons leurs demandes pour une enquête indépendante sur les gestes posés par des policiers de la Sûreté du Québec de Val d’Or et souhaitons la mise en place rapide d’une commission d’enquête sur la disparition et les meurtres de femmes autochtones au coeur de laquelle les femmes autochtones doivent tenir un rôle prépondérant.

Les responsables de l’administration de la justice, la ministre en tête, les corps policiers, les procureurEs, les juges doivent revoir leurs pratiques et briser les barrières se dressant entre les femmes, tout particulièrement les femmes autochtones et la justice. Toutes les formes de violence envers les femmes, peu importe qui en sont les auteurs, peu importe là où elles se pratiquent, sont des entraves à la sécurité et à la liberté de toutes les femmes et un obstacle majeur à l’égalité de fait pour toutes.

Nos groupes travaillent au quotidien et ce, 365 jours par année depuis souvent 40 ans, pour dénoncer la violence envers les femmes et offrir des alternatives à celles aux prises avec la violence physique et sexuelle. Nous sommes trop souvent témoins de l’indifférence dans laquelle les femmes dévoilant les agressions subies se retrouvent ou encore de l’impunité dont bénéficient trop d’agresseurs. Nous travaillons au quotidien pour que la honte change de camp et que la société assume ses responsabilités pour faire cesser cette violence.

Aujourd’hui, c’est avec nos soeurs autochtones que nous nous élevons pour réclamer justice. Cette justice suppose, dans un premier temps, que nous reconnaissions l’impact du colonialisme sur les communautés autochtones et que nous soutenions les demandes de réparation légitimes qu’elles portent.

Les femmes autochtones, cibles de mépris et de racisme, connaissent trop bien l’impact du silence et du désintérêt envers la violence qu’elles subissent. Certaines se sont levées, comme d’autres femmes autochtones avant elles, pour nommer l’injustice et les horreurs qui en découlent depuis trop longtemps. Leurs voix s’élèvent et un mouvement doit les suivre.

Diane Matte, Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

Manon Monastesse, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)

Sylvie Langlais, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)

Nathalie Duhamel, Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS)

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16 octobre 2015

2e concours OFFRE D’EMPLOI : CHARGÉE DE PROJET

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale est à la recherche d’une chargée de projet pour la mise en œuvre du projet Travaillons en partenariat pour améliorer la sécurité des femmes victimes de violence conjugale.

SOMMAIRE DU POSTE

La chargée de projet assurera la mise en œuvre d’un plan d’action sur 3 ans visant à

1- Mobiliser et soutenir les partenaires dans le développement et l’implantation d’actions intra et intersectorielles concertées, pour assurer la sécurité des victimes de violence conjugale, dans deux régions du Québec.

2- Transférer les connaissances aux maisons des 14 autres régions, en vue de l’implantation de nouvelles pratiques concertées, pour assurer la sécurité des victimes de violence conjugale.

La stratégie consistera essentiellement à développer, au plan local et régional, des connaissances sur l’évaluation du risque ainsi que des conditions et mécanismes favorables au travail de collaboration entre les maisons d’hébergement, les centres de femmes et des partenaires tels les centres d’aide aux victimes d’actes criminels, les services policiers, les procureurs, les services correctionnels, la Commission québécoise des libérations conditionnelles, les centres intégrés de santé et de services sociaux, des intervenants auprès des conjoints violents, etc. en vue d’une intervention concertée axée sur la sécurité des femmes victimes de violence conjugale et de leurs proches.

Avec le soutien de la coordonnatrice des dossiers politiques et des membres d’un comité conseil, la chargée de projet aura pour principales responsabilités de :

  • Organiser des rencontres multisectorielles avec les partenaires dans les régions de la Capitale nationale et du Bas-Saint-Laurent afin de les mobiliser et de favoriser leur engagement dans le projet;
  • Rencontrer chacun des partenaires afin de dresser avec eux des états de situation pour identifier leurs besoins en matière d’évaluation des risques et de partenariat;
  • Collaborer à l’élaboration d’une trousse d’outils à partir des outils d’évaluation du risque développés par le Carrefour sécurité en violence conjugale;
  • Concevoir un système de conservation et de suivi des évaluations des situations à risque;
  • Coordonner les activités de formation du personnel de chacun des partenaires aux outils d’évaluation des risques en matière de violence conjugale et aux règles entourant l’échange d’informations entre les partenaires;
  • Élaborer avec les partenaires de chacune des régions les mécanismes de communication intersectorielle et les procédures d’implantation d’actions intra et intersectorielles à appliquer selon le niveau de risque;
  • Offrir un soutien personnalisé (à distance) à l’application des nouvelles procédures implantées dans leur organisation et leur région en jouant un rôle conseil auprès des partenaires et en organisant des rencontres intersectorielles favorisant un meilleur partenariat;
  • Organiser un focus group avec des femmes ayant bénéficié du projet dans chacune des régions;
  • Mettre en place avec les partenaires des conditions pour assurer la pérennité des actions intra et intersectorielles dans ces région (tel un protocole);
  • En collaboration avec une formatrice, assurer le transfert des connaissances auprès des maisons des 14 autres régions du Québec (formation de formatrices), afin de modifier les pratiques intra et intersectorielles, et assurer leur maintien à long terme;
  • Mettre en place des mécanismes de soutien des formatrices et des équipes des maisons (communautés de pratique) afin qu’elles soient capables de mobiliser les partenaires de leur région;
  • Assurer la rédaction des comptes-rendus de rencontres intersectorielles et participer à la rédaction des différents rapports;
  • Effectuer toutes autres tâches connexes en collaboration avec l’équipe de travail.

EXIGENCES

  • Diplôme d’études collégiales ou universitaires dans une discipline pertinente
  • Expérience significative en développement de projets mobilisant des partenaires des milieux communautaire et institutionnel
  • Expérience significative dans l’organisation d’activités de formation et l’élaboration d’outils
  • Grandes capacités d’analyse, de synthèse, de rédaction et d’animation, sens de l’organisation, initiative, leadership et autonomie
  • Jugement, diplomatie et habiletés relationnelles
  • Disposer ou avoir accès à une voiture pour se déplacer à une dizaine reprises vers les régions visées par le projet durant la première année et à quelques reprises les années suivantes
  • Des atouts :
  • Expérience en lien avec la problématique de la violence conjugale (recherche, intervention, formation, etc.)
  • Connaissance du fonctionnement des maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale
  • Connaissance des moyens de communication électronique

 CONDITIONS

Poste contractuel de 28 à 35 heures/semaine (à discuter), horaire flexible

Salaire et avantages sociaux : selon les politiques en vigueur

Durée du contrat : novembre 2015 à octobre 2018

Entrée en fonction souhaitée le 23 novembre 2015

Faites parvenir votre lettre d’intention et votre CV, avant 17 heures, le 6 novembre 2015 à : email hidden; JavaScript is required

Nous remercions toutes les candidates qui enverront leur CV, cependant seules celles retenues pour une entrevue seront contactées.



29 septembre 2015

Intimidation à l’école : Les maisons font leurs devoirs

Montréal, le 30 septembre 2015 – À l’occasion de la Semaine nationale contre l’intimidation et la violence à l’école — du 28 septembre au 2 octobre 2015 — les maisons membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale « font leurs devoirs et se mêlent de la violence à l’école ! ». De concert avec ses membres, le Regroupement en profite pour souligner l’importance d’agir dès le plus jeune âge pour contrer la violence. « Notre organisme peut apporter son soutien aux divers intervenants du milieu de l’éducation dans la mise en place d’activités de prévention grâce à des outils ciblés et cohérents », rappelle madame Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

Prévenir l’intimidation, c’est aussi prévenir la violence conjugale

« On peut se surprendre de voir les maisons pour femmes victimes de violence conjugale se préoccuper de la question de l’intimidation et de la violence à l’école. La raison en est simple : prévenir l’intimidation, c’est aussi prévenir la violence conjugale », précise Madame Langlais. Plusieurs études l’ont démontré, les jeunes qui commettent des actes d’intimidation auprès de leurs camarades de classe seront plus nombreux à exercer de la violence dans leurs relations amoureuses à l’adolescence et de la violence conjugale ou sexuelle à l’âge adulte. Nombre d’auteurs de violence à l’égard des femmes, des aînés ou même en milieu de travail, ont été de jeunes intimidateurs auprès de qui aucune intervention efficace n’a été faite.

Un souci pour les victimes

On constate un phénomène semblable chez les victimes. La honte, la peur, le sentiment d’humiliation et parfois même la blessure physique subséquentes à l’intimidation ont un effet cumulatif. Si rien n’est mis en place, le plus tôt possible, pour aider les victimes à reprendre du pouvoir sur leur vie, elles risquent d’en porter les traces longtemps et de finir par croire qu’il est normal d’être violentées. Les intervenantes des maisons d’hébergement le constatent chaque jour : les femmes qui ont subi de multiples victimisations, ont plus de difficultés à surmonter l’impact de ces violences, à retrouver confiance en elles, bref à s’en sortir. C’est pourquoi le Regroupement estime qu’il faut se préoccuper des victimes dès le plus jeune âge. Or, dans le cadre des interventions contre l’intimidation à l’école, elles sont souvent les grandes oubliées.

Des outils pour agir

Le Regroupement et ses maisons ont développé depuis de nombreuses années une démarche de prévention de l’intimidation pour le primaire et le secondaire. Elle vise le personnel scolaire et les parents pour que tous puissent intervenir de manière cohérente auprès des auteurs d’intimidation, des victimes et des témoins. « Aux quatre coins du Québec, notre association et ses membres profiteront de la Semaine nationale contre l’intimidation et la violence à l’école pour distribuer une trousse pour informer le personnel scolaire et les directions sur le soutien qu’ils peuvent recevoir via cette démarche », ajoute madame Langlais.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 45 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Cette association a pour but de sensibiliser à la problématique de la violence conjugale, de défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter leurs membres auprès des instances publiques et gouvernementales.

 

Source : Sylvie Langlais, présidente

Plus d’information sur la démarche de prévention :

http://maisons-femmes.qc.ca/?page_id=208



7 juillet 2015

Homicide suicide à Anjou – De l’aide pour prévenir de tels drames

Montréal, le 7 juillet 2015 — Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale tient à offrir ses condoléances à la famille du bambin et de l’homme décédés à Anjou dimanche aux mains de ce dernier. « Mais par-dessus tout, le Regroupement espère que de tels drames soient évités », souligne la présidente Sylvie Langlais.

Des indices à connaître et à reconnaître

Il est encore trop tôt pour faire l’analyse de la situation qui s’est passée à Anjou, mais les médias rapportent des éléments qu’on trouve souvent lors d’homicides intrafamiliaux : conjoint contrôlant, séparation imminente, crainte du père. En effet, en Ontario, le Comité d’examen des décès dus à la violence familiale analyse depuis plus de dix ans tous les cas d’homicides intrafamiliaux. De 2003 à 2012, 164 cas totalisant 251 décès ont été examinés. Dans ces situations (55 % d’homicides et 45 % d’homicides suicides), plusieurs facteurs de risque étaient présents et décelables avant le décès des personnes. Parmi les plus fréquents, on retrouvant : des antécédents de violence familiale (73 %), une séparation effective ou prochaine (72 %), un comportement obsessionnel (54 %), un agresseur déprimé (55 %), des antécédents de menaces ou de tentatives de suicide (52 %), une escalade de la violence (45 %), des antécédents de menaces de mort à l’égard de la victime (45 %), des tentatives antérieures d’isoler la victime (42 %), la crainte intuitive de la victime à l’égard de l’agresseur (40 %).

« Il faut informer les femmes pour qu’elles puissent être attentives à ces signes précurseurs et qu’au besoin elles consultent. Les intervenantes des maisons d’aide et d’hébergement peuvent les aider à évaluer la situation et, si nécessaire, à prendre des mesures pour assurer leur sécurité et celle de leurs enfants, bref à prévenir de tels drames », insiste Madame Langlais

La violence, ce n’est pas toujours physique

Beaucoup de femmes ne considèrent pas qu’elles sont victimes de violence conjugale parce que leur conjoint ne les a jamais frappées. Pourtant, le contrôle exercé par le conjoint sur leurs faits et gestes et sur leurs choix peut prendre différentes formes : attitudes et propos méprisants, humiliants, dénigrement de leur apparence ou de leurs capacités intellectuelles, critique de leur façon d’éduquer les enfants ou de cuisiner, interdictions, chantage, ordres, éclats de voix, cris, insultes, injures, menaces, hurlements envers la conjointe ou envers les enfants. Ce sont là autant de manifestations de violence.

« Les proches et les professionnelLEs peuvent aider les femmes à se protéger en les encourageant à demander de l’aide; les médias peuvent aussi aider en les informant », rappelle Madame Langlais.

Le Regroupement

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Pour connaître les différents services des maisons : http://www.contrelaviolenceconjugale.ca/

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale



19 avril 2015

Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels

Les maisons d’aide et d’hébergement

Des réponses variées aux besoins des femmes victimes de violence conjugale

 Montréal, le 19 avril 2015 – En 2013, au Québec, 18 885 personnes de 12 ans et plus ont été victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal. Cela ne représenterait que 30 % des agressions commises dans un tel contexte. À l’occasion de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale rappelle aux femmes victimes de violence conjugale qu’elles peuvent trouver, chez ses membres, toute l’aide et le soutien dont elles ont besoin.

Une gamme étendue de services

Nul besoin de séjourner en maison d’hébergement pour obtenir de l’aide. Toutes les femmes violentées par leur conjoint, qu’elles aient porté plainte ou non, peuvent les contacter 24 h par jour, en toute confidentialité. Elles peuvent obtenir conseil, information, référence au téléphone.

Il est aussi possible de rencontrer une intervenante qui saura les écouter, les aider à comprendre ce qui leur arrive et à prendre des décisions judicieuses et adaptées à leur situation. Le personnel des maisons peut accompagner les femmes dans leurs démarches et les aider à faire valoir leurs droits. Une attention particulière est portée aux enfants et aux adolescents qui subissent les contrecoups de la violence, c’est pourquoi des intervenantes peuvent aider les mères à les rassurer et à les soutenir. Ces services sont offerts aussi longtemps qu’une femme en a besoin, qu’elle décide de demeurer avec son conjoint, qu’elle se sépare ou même après la séparation.

Pour en savoir davantage, le Regroupement invite toutes les femmes victimes et leurs proches à consulter le site http://www.contrelaviolenceconjugale.ca/. Chaque jour cette semaine, une capsule présentant l’un des services offerts en maison sera diffusée via la page facebook du Regroupement (https://www.facebook.com/RMFVVC), n’hésitez pas à la partager. Votre geste pourrait aider une femme violentée à rompre l’isolement.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 44 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Cet organisme a pour but de sensibiliser à la problématique de la violence conjugale, de défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter leurs membres auprès des instances publiques et gouvernementales.

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Source : Sylvie Langlais, présidente



16 mars 2015

Consultations sur le Plan d’action gouvernemental 2008-2013 en matière d’agression sexuelle

Le 17 mars, le Regroupement participera aux consultations particulières sur le Plan d’action gouvernemental 2008-2013 en matière d’agression sexuelle. Son mémoire met l’accent sur l’importance de la violence sexuelle dans les différentes manifestations de violence conjugale. Le Regroupement propose plusieurs recommandations pour changer les mentalités, éliminer les mythes et les préjugés envers les victimes d’agression sexuelle, améliorer l’aide qui leur est offerte, et enfin réfléchir aux mécanismes qui pourraient faciliter la dénonciation.

Pour prendre connaissance du mémoire, consultez ce lien : Mémoire La violence sexuelle se conjugue avec la violence conjugale – Urgence d’agir

Pour en savoir plus sur la violence sexuelle en milieu conjugal : La sexualité blessée



16 février 2015

Coupures au Conseil du statut de la femme : obsession conservatrice sans égalité de fait

MONTRÉAL, le 16 févr. 2015 /CNW Telbec/ – Des regroupements et groupes nationaux féministes se désolent de la fermeture des antennes régionales du Conseil du Statut de la femme.

Idéologie conservatrice
Il semble que l’obsession de ce gouvernement pour imposer à tout prix son programme d’austérité découlant de l’idéologie conservatrice ne connaisse aucune limite, particulièrement dans son acharnement à s’attaquer aux droits des femmes et son refus d’utiliser l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) permettant pourtant de tenir compte des impacts sur les femmes des mesures budgétaires qu’il met de l’avant.

Ironie et découragement
La ministre de la Justice, en charge de la condition féminine, se doit de défendre les acquis, les institutions et les groupes de femmes ! Le CSF constitue un outil important pour atteindre l’égalité. Les structures actuelles du CSF doivent être maintenues et financées adéquatement. L’égalité pour toutes les femmes est évidemment loin d’être atteinte et les acquis sont très fragiles.

Ainsi, aux élections générales provinciales de 2012, les femmes ne comptaient que pour 28,4 % des candidatures totales. Les élections de 2014 ont fait diminuer la représentation féminine à 27,2 %. En 2015, les femmes n’ont encore jamais occupé le tiers des sièges du Parlement, bien qu’elles représentent plus de la moitié de la population1.

D’autre part, en 2012 :

  • les femmes occupaient 10,3 % des sièges aux conseils d’administration des entreprises canadiennes;
  • 40 % des entreprises du FP500 ne comptaient aucune administratrice, et on constate une grande variation d’un secteur d’activité à l’autre2.

Finalement, le revenu d’emploi des femmes travaillant à temps plein toute l’année correspond à  75,3% de celui des hommes, ce qui représente une baisse par rapport au taux de 76,2% en 2007.3

Pour toutes ces raisons, nos groupes dénoncent les restrictions budgétaires du gouvernement Couillard qui forcent la fermeture des derniers bureaux régionaux du Conseil du statut de la femme (CSF). Nous tenons à réitérer la nécessité d’une institution telle que le CSF, en tant qu’organisme consultatif sur la situation des femmes québécoises. La mission du Conseil du statut de la femme ne peut s’accomplir avec autant d’efficacité et d’efficience si on lui ampute ses antennes régionales. Cette fermeture prive les femmes des régions d’une expertise importante en matière de condition féminine et d’outils pour favoriser l’atteinte de l’égalité pour les femmes des régions.

Les groupes signataires :

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones du Québec
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Regroupement de maisons pour femmes victimes de violence conjugale
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS)
  • Relais-femmes
  • Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Quebec Lesbian Network
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

______________________________

http://www.electionsquebec.qc.ca/documents/pdf/DGE-6350.12.pdf

http://www.swc-cfc.gc.ca/initiatives/wldp/wb-ca/wob-fca-fra.html

3 https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/portrait-des-quebecoises-en-8-temps-edition-2014.pdf

 



21 janvier 2015

Offre d’emploi : adjointe administrative (remplacement)

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale est à la recherche d’une adjointe administrative pour un contrat de remplacement de 9 à 10 mois.

La titulaire de ce poste assumera plusieurs responsabilités liées à la gestion des ressources matérielles, à l’organisation du bureau ainsi qu’à l’organisation logistique des activités du Regroupement.

Pour avoir accès à l’offre d’emploi complète (responsabilités, exigences et conditions), voici le lien.



9 janvier 2015

Sécurité des victimes, les maisons d’Abitibi-Témiscamingue interpellent le gouvernement du Québec

Tentative d’assassinat et menace de mort envers son ex-conjointe

À quand la formation des intervenants judiciaires? À quand des ressources de supervision de droits d’accès?

Rouyn-Noranda, le 7 janvier 2015 – Le 5 janvier, Sébastien Cadieux, 27 ans, était l’objet de plusieurs chefs d’accusations graves, notamment tentative de meurtre, voies de fait graves comportant des mutilations, voies de fait et menaces de mort ou de lésions corporelles suite à l’agression de son ex-conjointe Sabrina Bernier Bertrand et de M. Bergeron qui accompagnait cette dernière.

Ce même jour,Cadieux devait déjà comparaître pour des accusations de conduite dangereuse et de méfait, de voies de fait armées, de voies de fait ayant causé des lésions et de menaces de mort à l’endroit de Sabrina Bernier Bertrand. Les faits qui lui sont reprochés avaient été commis le 29 novembre 2014, il lui était interdit, depuis le 1er décembre, de posséder ou de porter une arme et de contacter Madame. Les médias mentionnaient que pour une raison encore méconnue, Mme Bernier-Bertrand s’est présentée à cet endroit le 4 janvier en compagnie de M Bergeron.

La violence post-séparation existe! Selon le ministère québécois de la Sécurité publique, environ 85% des victimes de violence conjugale sont des femmes et plus de 40% de celles-ci sont des ex-conjointes.  Nous, maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale sommes bien placées pour en témoigner. Certains conjoints profitent de leurs droits de visite ou de garde pour continuer de harceler leur ex-conjointe, certains retournent leur violence contre leurs enfants.

Notre expérience en tant qu’intervenante en maison d’hébergement, nous amène malheureusement à constater l’incohérence de certaines décisions du tribunal, des décisions où les victimes sont parfois prises au piège.

Par exemple, en contexte de violence conjugale, au niveau criminel, on émet des interdits de contact à des accusés sauf en ce qui concerne directement les enfants. En clair, on considère que l’accusé peut constituer une menace pour son ex-conjointe et on lui interdit de l’approcher ou de la contacter, mais on fait une exception en lui permettant tout de même de communiquer avec elle pour exercer ses droits de garde ou de visite des enfants. Comme si en ces occasions il ne constituait plus une menace. Était-ce le cas cette fois-ci? Nous le saurons probablement au courant des procédures judiciaires.

Nous constatons également la difficulté des tribunaux, autant au niveau de la famille qu’au niveau criminel, de tenir compte de la violence conjugale, du fait qu’elle se poursuit, et augmente parfois, après la séparation.

Souvent, des juges octroient à des pères violents des droits de garde et d’accès aux enfants, sans nécessairement évaluer les risques que cela fera courir à la mère et aux enfants. La mère doit alors respecter le jugement, à ses risques et périls. Et ces risques sont d’autant plus grands que le Québec manque de services de supervision de droits d’accès qui pourraient permettre aux pères violents de voir leurs enfants sans menacer leur sécurité ou celle de leur mère.

Le gouvernement du Québec s’est doté d’un plan d’action en matière de violence conjugale. Nous interpellons les ministères responsables. Quand offrira-t-on une meilleure formation sur la violence conjugale à l’ensemble des intervenants judiciaires? Quand mettra-t-on en place un réseau de services de supervision de droits d’accès, accessibles dans toutes les régions du Québec, dont les intervenants seront formés pour évaluer les risques à la sécurité? Il ne s’agit pas là de « luxe », mais de mesures pour sauver des vies.

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Source : Maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants de l’Abitibi-Témiscamingue

Maison Alternative pour Elles, Rouyn-Noranda (819-797-1754)

Maison Équinoxe, Ville-Marie (819-622-7001)

Maison Mikana, Amos (819-732-9161)

Maison Le Nid, Val-d’Or (819-825-3865)

 



1 décembre 2014

Lancement de la campagne nationale de sensibilisation Vivre la violence conjugale

Vivre la violence conjugale : la réalité dépasse parfois la fiction

Montréal, le 26 novembre 2014 – Aujourd’hui, le coup d’envoi est donné à la campagne nationale de sensibilisation Vivre la violence conjugale, la réalité dépasse parfois la fiction. Disponibles sur le Web et les réseaux sociaux, des témoignages vibrants nous montrent la réalité vécue en silence par de trop nombreuses femmes. « Cette prise de parole par les femmes victimes de violence conjugale permet à d’autres femmes de se reconnaître, de voir qu’elles ne sont pas seules à subir la violence de leur conjoint », déclare Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale qui compte 45 maisons à l’échelle du Québec.

L’un des objectifs poursuivis par la campagne de sensibilisation est que ce partage de témoignages permette à la population de mieux saisir ce que vivent les femmes victimes et de constater les traces que laisse la violence conjugale. Les centaines de témoignages recueillis par le Regroupement font état des émotions et de la réalité de ces femmes au quotidien, ainsi que des raisons qui les ont poussées à demander de l’aide.
En effet, au moyen de textes, vidéos et dessins, des femmes et des enfants livrent publiquement ce qui se passe habituellement derrière des portes closes. Intervenantes en maisons, travailleuses sociales, policières racontent elles aussi ces histoires qu’elles entendent journellement. « Avec cette campagne, on veut rompre l’isolement. Nous espérons vivement que nous serons nombreuses et nombreux à nous mobiliser pour aider ces femmes et leurs enfants à échapper à la violence », insiste Mme Langlais.
Le Regroupement offre un espace aux femmes victimes de violence conjugale où elles peuvent s’exprimer, et ce, en toute confidentialité si elles le souhaitent. « Le fait de se rendre compte que d’autres femmes vivent la même chose pourra en aider certaines à demander de l’aide », ajoute Mme Langlais.

La campagne Vivre la violence conjugale, la réalité dépasse parfois la fiction s’inscrit dans la campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de laviolence envers les femmes. Elle culminera le 6 décembre prochain, journée qui marquera les 25 ans de la tragédie où 14 jeunes femmes étaient tuées à l’École polytechnique de Montréal.

Le Regroupement
Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Site web de la campagne : www.vivrelaviolenceconjugale.ca
#VivreLaViolenceConjugale



24 novembre 2014

Lutter contre l’intimidation : mémoire du Regroupement

« L’éradication de l’intimidation dans les écoles demandera des stratégies globales et soutenues, dans le temps et dans les ressources qui y seront consacrées. Nous pouvons cependant apprendre à gérer les rapports de force entre les individus, en faisant la promotion des rapports égalitaires, en refusant de privilégier certaines catégories de gens au détriment des autres, en se dotant d’une procédure d’intervention présentée à l’ensemble des acteurs concernés dans un milieu donné, et surtout, en les appliquant en conformité avec les politiques que l’on s’est données ».

Pour avoir accès au mémoire complet écrit par le Regroupement et présenté au Secrétariat du Forum sur la lutte contre l’intimidation du ministère de la Famille.



17 novembre 2014

225 minutes pour 225 millions, un geste de solidarité!

Rassemblés autour du slogan 225 minutes pour 225 millions, les organismes communautaires du domaine de la santé et des services sociaux manifestent aux quatre coins du Québec. Les maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale sont solidaires de ce mouvement. Au milieu des années 2000, une hausse substantielle de leur financement leur a enfin permis de mieux répondre aux besoins des femmes victimes de violence conjugale et de leurs enfants. Elles savent la différence que cela peut faire, pour la population qu’elles desservent et pour leurs travailleuses, d’avoir les moyens de réaliser leur mission. C’est pourquoi elles sont solidaires des autres organismes communautaires qui le réclament. De plus, les intervenantes auprès des femmes violentées sont inquiètes. Inquiètes que les femmes qu’elles aident à échapper à la violence ne trouvent pas le soutien nécessaire une fois qu’elles auront quitté leur conjoint violent. Plusieurs d’entre elles vivront dans la pauvreté. Auront-elles accès à des cuisines collectives, à des banques alimentaires pour arriver à nourrir correctement leurs enfants? Lorsque la tâche semblera trop lourde pour ces cheffes de famille monoparentale et que le besoin d’échanger avec d’autres parents, ou d’avoir quelque répit se fera sentir, auront-elles accès à des organismes famille? Leurs adolescents pourront-ils fréquenter une maison de jeunes pour développer leur estime d’eux-mêmes, s’épanouir et devenir des citoyens responsables? Et si ces femmes n’ont pas accès à ces ressources, si elles restent isolées socialement, sombreront-elles dans la dépression? Ou décideront-elles de retourner avec leur conjoint violent? Et c’est sans compter les autres mesures d’austérité qui les frapperont de plein fouet : hausse des factures d’électricité, coupures dans les budgets des écoles, dans les programmes de prévention, diminution des emplois de qualité occupés par des femmes, etc. Quand on arrive à peine à sortir la tête de l’eau, c’est le cas de bien des femmes qui fuient une relation violente, on n’a pas les moyens de se serrer davantage la ceinture. C’est pourquoi le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale se fait leur porte-voix et dit : « Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire ». Les 225 millions revendiqués par les organismes communautaires en santé et en services sociaux permettront d’offrir une société plus juste à celles et ceux qui n’ont tout simplement pas les moyens de subir des mesures d’austérité. Allouer ces 225M$, c’est s’assurer que notre travail auprès des femmes victimes de violence conjugale, que leur reprise de pouvoir, ne sera pas anéanti par l’isolement, le découragement et la misère. Sylvie Langlais, Présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale



13 novembre 2014

Agressions sexuelles : Une commission itinérante revendiquée

Montréal, le 13 novembre 2014 – À la suite de la vague de dévoilement d’agressions sexuelles, les regroupements nationaux des groupes de femmes, dont les principaux regroupements travaillant à l’élimination de la violence envers les femmes, revendiquent la création par l’Assemblée nationale d’une Commission itinérante spéciale portant sur la violence à caractère sexuel.   Depuis une semaine, des milliers de femmes ont dévoilé leurs histoires d’agressions sexuelles. Ce véritable mouvement populaire révèle que le droit des femmes à l’intégrité, à la sécurité et à la dignité est régulièrement et profondément bafoué au Québec, comme ailleurs. « Avec courage, les femmes demandent à la société québécoise de s’attaquer à l’impunité rendant possible l’existence de ces agressions dans notre société. Elles en appellent à un authentique changement social afin que toutes les femmes soient libres, » d’expliquer Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.   Des groupes féministes réclament une Commission   Les organismes revendiquent une commission itinérante semblable à celle qui portait sur la question de mourir dans la dignité, reconnue pour son esprit non-partisan et son habilité à traiter d’un sujet délicat. Malgré les années de travail pour l’avancement du droit des femmes à l’égalité, la violence sexuelle demeure un phénomène répandu, incompris et toléré par la société. Ainsi, les regroupements nationaux de femmes demandent la tenue d’une profonde réflexion sur les causes, les conséquences et la prévention de la violence à caractère sexuel. La Commission doit également permettre à la société de mieux cerner les autres formes de contrôle et d’oppressions qui entourent trop souvent les violences sexuelles. Une telle commission est nécessaire pour libérer la parole, permettre l’écoute, mais aussi pour identifier les pressions sociales qui renforcent souvent le silence et pour saisir les mécanismes culturels et institutionnels qui permettent à cette violence de perdurer.   Une Commission pour prévenir, soutenir et responsabiliser   Cette commission doit permettre aux femmes, groupes de femmes et autres expert.es d’examiner les causes et les conséquences de la violence à caractère sexuel qui touche les femmes, et de faire l’évaluation des méthodes mises en place par l’État pour la prévenir, soutenir les victimes, favoriser les démarches de réparation, responsabiliser les agresseurs et en formuler des recommandations. Certaines solutions sont déjà connues rappelle Nathalie Duhamel du Regroupement québécois des CALACS qui indique : « Nous attendons depuis 2013 le 3e Plan d’action en agressions sexuelles du gouvernement du Québec. Forts de 35 ans d’expérience, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (Calacs) ont d’ailleurs émis plusieurs recommandations à cet effet. »       Une mobilisation des femmes de tous les milieux   Des milliers de femmes ont participé à une campagne sur Twitter et sur Facebook, créée à la suite de l’affaire Ghomeshi (#AgressionNonDénoncée et #BeenRapedNeverReported). La campagne encourage les femmes à dévoiler les agressions sexuelles vécues. Les témoignages permettent de constater l’ampleur du phénomène des agressions sexuelles, les traces profondes qu’elles laissent dans la vie des victimes et montrent que les femmes n’ont pas confiance dans le système actuel, incapable de leur offrir justice, ni de responsabiliser les agresseurs. « Le Québec est aujourd’hui plus conscient que jamais de la violence que la société inflige aux femmes. Il est l’heure de passer aux actes », de conclure Alexa Conradi.   -30-
Groupes nationaux et regroupement de groupes de femmes appuyant la demande  Alliance des femmes handicapées du Québec, Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale,, Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, Fédération des femmes du Québec, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Fédération du Québec pour le planning des naissances, L’R des centres de femmes du Québec, Regroupement de maisons pour femmes victimes de violence conjugale Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, Relais-femmes, Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec, Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec  

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