Milieux de travail alliés contre la violence conjugale

D’après une étude menée par l’Université Western, une travailleuse canadienne sur trois a déclaré avoir été victime de violence conjugale et plus de la moitié ont indiqué que cette violence se poursuivait au travail[1]. Avec les nouvelles technologies, une femme victime de violence conjugale n’est plus à l’abri du harcèlement de son conjoint ou ex-conjoint sur son lieu de travail. Il peut l’appeler sans cesse, lui envoyer des dizaines de textos et de courriels, etc. Certains vont même jusqu’à communiquer avec les collègues de la victime ou s’introduire sur son lieu de travail.

Ces actes de violence ont des impacts importants sur les femmes qui en sont victimes, mais aussi sur l’organisation toute entière. Selon une étude réalisée par le Conference Board du Canada, 71 % des employeurs ont déjà vécu une situation où il s’avérait indispensable de protéger une victime de violence familiale[2]. D’un point de vue strictement monétaire, les pertes subies par les employeurs canadiens du fait de la violence conjugale se chiffrent à près de 78M$ par an[3]. Un coût non négligeable pour les employeurs.

Face à ce constat, le Regroupement lance une nouvelle campagne de sensibilisation à l’intention des employeurs et des syndicats. Intitulée Milieux de travail alliés contre la violence conjugale, elle les invite à se mobiliser pour créer des milieux de travail sécuritaires et aidants pour les victimes de violence conjugale.

Pour les y aider, le Regroupement a envoyé à 1000 employeurs et syndicats québécois une trousse de sensibilisation sur l’impact de la violence conjugale en milieu de travail et d’information sur les mesures qu’ils peuvent prendre. Cette trousse comprend une affiche et un dépliant sur la campagne ainsi qu’un dépliant indiquant les coordonnées de nos maisons membres. Dans les dépliants, les employeurs et les syndicats vont pouvoir trouver des mesures pour mieux protéger et soutenir les victimes de violence conjugale. Beaucoup de ces propositions ne sont ni complexes, ni couteuses à mettre en place.

Les 43 maisons d’aide et d’hébergement du Regroupement mettent leur expertise à disposition des employeurs et des syndicats pour les accompagner dans leurs démarches. Elles peuvent leur fournir l’information nécessaire, aller donner des conférences, répondre à leurs questions, conseiller les cadres ou les déléguées syndicales chargées de soutenir les victimes, recevoir celles-ci ou aller les rencontrer à leur emploi et évaluer leur situation. N’hésitez pas à les contacter.

Cette campagne est réalisée dans le cadre des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes, grâce à la contribution financière du Secrétariat à la condition féminine.

 

Découvrez et téléchargez ci-dessous nos outils produits pour la campagne :

 

[1] Wathen, C.N., MacGregor, J.C.D. et MacQuarrie, B.J.,(2014). Peut-on être en sécurité au travail quand on ne l’est pas à la maison?, Premières conclusions d’une enquête pancanadienne sur la violence conjugale et le milieu de travail, Université Western Ontario et Congrès du travail du Canada (CTC), Ontario.

[2] Boyer, C. et Chénier, L. (2015), La violence familiale et le rôle de l’employeur, Conference Board du Canada,

[3] Zhang, T., Hoddenbagh, J., McDonald, S., & Scrim, K. (2012), An estimation of the economic impact of spousal violence in Canada, 2009. Ottawa, ON: Department of Justice Canada, Research and Statistics Division.

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