Une nouvelle fois, une Québécoise perd la vie, assassinée par son ex-conjoint

Lundi matin à La Tuque, Marie-Ève Naud a été tuée à son domicile par son ex-conjoint, qui s’est ensuite suicidé près de la résidence d’un membre de la famille de la victime. Face à ce drame, nous voulons en premier lieu exprimer toutes nos sympathies à la famille de Marie-Ève Naud et nos pensées vont à ses deux enfants.

Femme d’affaires bien connue de la ville, Marie-Ève Naud travaillait pour l’entreprise familiale. Cette tragédie illustre que la violence conjugale peut toucher toutes les familles et toutes les femmes, quel que soit leur milieu, leur âge, leur profession… À cet égard, les maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale sont ouvertes à toutes les femmes et leurs enfants, peu importe leur revenu. Elles sont également à l’écoute des proches de ces femmes, qui face à des situations difficiles, peuvent se sentir impuissants.

Nous savons peu de choses de l’histoire de ce couple. Mais de façon générale, lorsqu’une femme met fin à une relation avec un conjoint contrôlant, le moment de la rupture est le plus critique pour elle et pour ses enfants, et leur sécurité peut être compromise. Le contrôle et les menaces du conjoint peuvent s’intensifier et conduire à l’irréparable. En 2015, plus du sixième (16,9 %) des tentatives de meurtre commis dans l’ensemble du Québec est survenu dans un contexte conjugal. Les femmes constituaient la principale cible des tentatives de meurtre dans un contexte conjugal (80,6 %)[1]. Il y a peu de temps, Noémie Lavoie, 24 ans, a perdu la vie à Montréal, également sous les coups de son conjoint. Ces drames se ressemblent et se répètent, pourtant il serait possible d’en prévenir certains.

Les femmes qui se questionnent sur leur relation ne doivent pas hésiter à faire appel à des ressources spécialisées pour trouver de l’information, du soutien et, au besoin de la protection. Au moment de la rupture, si les femmes ou leurs proches ont un mauvais pressentiment, s’ils remarquent un comportement étrange de l’ex-conjoint, s’ils pensent que les conflits sont plus que de la chicane, cela vaut la peine de contacter une maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.

Il n’est pas nécessaire de craindre pour sa vie ou d’avoir besoin d’un hébergement, les maisons offrent aux femmes et à leurs proches, un soutien téléphonique 24 heures par jour. Les intervenantes vont les écouter, poser les bonnes questions, évaluer la situation et leur proposer des services adaptés à leur situation, sans jamais rien imposer. Ces services sont gratuits, confidentiels et offerts 24/7.

Ce nouveau drame montre l’importance de faire connaitre aux femmes les services qui peuvent les aider à identifier les situations à risque et à les prévenir.

Chantal Arseneault

Présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

1 Source : Ministère de la sécurité publique du Québec. Statistiques 2015 sur les infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal au Québec


Information :

Mathilde Trou, coresponsable des dossiers politiques, chargée des communications

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Courriel : mtrou@maisons-femmes.qc.ca

Cellulaire : 514 754-1057 Bureau : 514 878-9134, poste 1603

 

Louise Riendeau, coresponsable des dossiers politiques

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Courriel : lriendeau@maisons-femmes.qc.ca

Cellulaire : 514 220-1057 Bureau : 514 878-9134, poste 1604

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