Des policier.e.s outillés, des maisons impliquées, des femmes protégées

Montréal, le 4 décembre 2020

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale espère que les consultations sur la réalité policière au Québec qui sont en train de se tenir, seront l’occasion pour le ministère de la Sécurité publique d’inciter les services de police à améliorer leurs pratiques pour mieux intervenir auprès des femmes victimes de violence conjugale. « Notre mémoire contient différentes recommandations à cet égard et cela passe notamment par une plus grande collaboration avec les maisons d’aide et d’hébergement, les expertes dans l’accompagnement des victimes de violence conjugale » affirme Mathilde Trou, coresponsable des dossiers politiques au Regroupement.

« Les policier.e.s sont souvent les premiers interlocuteurs des femmes sur une scène de violence conjugale, et leur intervention est déterminante. Il est primordial que la victime se sente entendue, en confiance et qu’on lui transmette les informations essentielles sur ses droits et ses options et sur les ressources d’aide existantes »» souligne Édith Ouellet, intervenante à la Maison des femmes de Québec.

Comme porte d’entrée vers le système judiciaire et comme agent.e.s de liaison vers les ressources spécialisées en violence conjugale, les policier.e.s ont un rôle capital qui commande des pratiques exemplaires.

Face à une problématique complexe comme la violence conjugale, les policier.e.s peuvent ne pas se sentir outillé.e.s pour accompagner adéquatement les femmes et les enfants qui en sont victimes. Des protocoles entre les maisons d’aide et d’hébergement et les services de police, encore trop peu nombreux, permettent pourtant une prise en charge rapide ainsi qu’une évaluation fine de la situation et des risques à la sécurité des femmes et de leurs proches. « Lorsque des protocoles ont été signés avec la Sûreté du Québec, comme à la maison L’Équinoxe ou chez nous à Mikana, ce modèle souple et adapté à la réalité régionale, où les policier.e.s peuvent mettre en contact téléphonique la victime et une intervenante de maison au moment même de l’intervention, a été vu comme une pratique gagnante par les différentes parties prenantes » précise Sylvie Coulombe, coordonnatrice de la Maison Mikana.

« En plus d’une formation continue et obligatoire pour sensibiliser la police aux enjeux entourant la violence conjugale, le Regroupement recommande un meilleur encadrement du travail des policier.e.s via une bonification du Guide de pratique policière en violence conjugale et des inspections régulières pour vérifier son application » ajoute Mathilde Trou.

Le Regroupement tient à souligner que plusieurs de ses maisons membres forment déjà les policier.e.s de leur localité et que partout où leur expertise est mise à profit, l’impact de ces rencontres est grandement bénéfique. C’est en travaillant conjointement que nous pourrons faire reculer durablement la violence conjugale et mieux protéger les femmes et les enfants qui en sont victimes.

Lire le mémoire du Regroupement

 

De par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale. Dans une perspective de prévention, il déploie un éventail de stratégies pour aider tous les acteurs de la société québécoise à mieux comprendre, dépister et agir en matière de violence conjugale.

 

— 30 —

Information :

Fanny Guérin, Responsable des communications et des relations de presse
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Courriel : fguerin@maisons-femmes.qc.ca
Cellulaire : 514 754-1057

Source

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Partager
Des policier.e.s outillés, des maisons impliquées, des femmes protégées


Partager sur