Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

Montréal, le 17 janvier 2020 – Comme l’ensemble de la population du Québec, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale est ébranlé par le premier homicide conjugal de l’année qui prive six enfants de leur mère. « Toutes nos pensées  vont vers eux et vers les membres de leur famille », souligne Chantal Arseneault, présidente du Regroupement. « En décembre, nous avons salué la décision du Premier ministre, Monsieur François Legault, de demander à la ministre responsable de la Condition féminine, Madame Isabelle Charest, de coordonner des actions avec ses collègues des autres ministères pour prévenir d’autres pertes de vie, nous l’enjoignons aujourd’hui de lui donner les moyens d’agir en réservant des sommes dans le prochain budget », ajoute Madame Arseneault.

Doter la ministre des moyens d’agir rapidement

Le Regroupement doit rencontrer très prochainement la ministre pour discuter avec elle de mesures qui pourront faire une différence. La formation des professionnel.le.s  pour dépister les situations de violence conjugale, l’instauration de procédures d’évaluation des risques liés à la violence conjugale, l’amélioration du traitement judiciaire, l’accès à des services spécialisés en violence conjugale ne sont que quelques-unes des actions que le gouvernement devrait mettre en place. « Nous savons que des membres du cabinet de Madame Charest et les professionnelles du Secrétariat à la condition féminine sont déjà à pied d’oeuvre pour identifier les actions prioritaires pour améliorer la sécurité des personnes victimes de violence et contrer la dangerosité des conjoints violents. Nous connaissons les solutions et elles pourraient s’actualiser rapidement si les sommes nécessaires sont dégagées. Le budget qui sera dévoilé au printemps doit prévoir des crédits à cet effet», affirme Madame Arseneault.

Dans le budget 2019, 50M$ avaient été réservés pour permettre à la ministre de la Justice, Madame Sonia Lebel, de donner suite aux propositions attendues du Comité d’experts sur l’accompagnement des personnes victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale qui venait d’être formé. Une telle provision devrait donc être incluse dans le budget 2020, actuellement en préparation. 

« Chaque jour, nous constatons les lacunes du filet de sécurité à la disposition des femmes et des enfants qui tentent d’échapper à un conjoint contrôlant. Nous connaissons les changements à opérer pour diminuer les meurtres et les agressions qui nous bouleversent tous et toutes et nous sommes prêtes à mettre l’épaule à la roue, mais la volonté politique affirmée par le Premier ministre doit se traduire en actions concrètes », insiste Madame Arseneault.

De par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale. Dans une perspective de prévention, il déploie un éventail de stratégies pour aider tous les acteurs de la société québécoise à mieux comprendre, dépister et agir en matière de violence conjugale. En 2018-2019, ses 43 maisons membres ont hébergé près de 2 800 femmes et plus de 2 200 enfants. C’est sans compter les femmes et les enfants qui ont reçu plus de 17 000 services autres que l’hébergement (consultations externes, accompagnement dans les démarches, suivi post-hébergement, etc.).

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Information :

Mathilde Trou, coresponsable des dossiers politiques et chargée des communications

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

courriel : mtrou@maisons-femmes.qc.ca

Bureau : 514 878-9134, poste 1603

Source

Chantal Arseneault, présidente

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Facebook.com/RMFVVC | @RMFVVC

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Nouvel homicide conjugal – La ministre Charest doit avoir les moyens d’agir


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