Montréal, 27 septembre 2021 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue la mise en œuvre de mesures visant un meilleur accès à la justice pour les victimes de violences sexuelles et de violence conjugale. Dans la droite ligne des recommandations du rapport Rebâtir la confiance, le ministère de la Justice du Québec va de l’avant avec la création d’un service de consultation juridique gratuit et d’une banque d’avocat.e.s spécialisé.e.s en matière de violences sexuelles et conjugale à travers le Québec.

Connaître ses droits et comprendre les étapes et le fonctionnement du processus entourant une plainte ou d’autres procédures judiciaires constituent le point de départ de l’accès à la justice pour les victimes de violence conjugale.

« En donnant accès gratuitement à des avocat.e.s ayant des connaissances approfondies de la problématique, on a espoir que les victimes pourront recevoir un accueil soutenant et ainsi prendre des décisions éclairées quant à leur parcours » commente Louise Riendeau, coresponsable des dossiers politiques.

Bien que les quatre heures octroyées gratuitement risquent d’être insuffisantes pour traiter des dossiers complexes, nous accueillons avec enthousiasme la mise à disposition d’avocat.e.s dédié.e.s au sein de la Commission des services juridiques, qui seront en mesure d’offrir des conseils juridiques à la grandeur du territoire, quel que soit le revenu des personnes demandeuses et le domaine de droit impliqué.

Au-delà de ce service, la constitution d’une banque d’avocat.e.s spécialisé.e.s était également une nouvelle vivement attendue, dans le but d’offrir un service adapté et sensible aux réalités des femmes victimes de violences sexuelles et de violence conjugale. Cette spécialisation soutenue par la formation dispensée par Juripop et par l’expérience que l’organisme acquerra en représentant un plus grand nombre de victimes concourra à rebâtir pas à pas la confiance des victimes dans le système de justice.

« Ces nouvelles expertises déployées dans toutes les régions du Québec vont permettre de créer des ponts avec les groupes sur le terrain, notamment les maisons d’aide et d’hébergement qui sont des ressources de premier plan. Elles seront heureuses de mettre leur expérience au service de cette nouvelle initiative et de collaborer avec ces professionnel.le.s. » souligne Louise Riendeau.

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Information :

Fanny Guérin, responsable des communications et des relations de presse
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
fguerin@maisons-femmes.qc.ca  / 514 754-1057

À propos du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

De par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale. Dans une perspective de prévention, il déploie un éventail de stratégies pour aider tous les acteurs de la société québécoise à mieux comprendre, dépister et agir en matière de violence conjugale.

En 2019-2020, ses 43 maisons membres ont hébergé quelque 2 700 femmes et 2 200 enfants. C’est sans compter les femmes et les enfants qui ont reçu plus de 17 700 services autres que l’hébergement (consultations externes, accompagnement, suivi post-hébergement, etc.).

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Vers des services juridiques mieux adaptés en violence conjugale : un pas de plus pour rebâtir la confiance


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