27 avril 2017

Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe : Des mesures à coordonner avec les provinces

Montréal, le 27 avril 2017 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue les mesures annoncées hier par la ministre de la Justice du Canada, madame Jody Wilson-Raybould, pour améliorer le traitement judiciaire de la violence…



13 avril 2017

Le gain féministe

Mme Ravary, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale se permet de vous écrire pour rectifier certains faits mentionnés dans votre chronique parue le 13 avril intitulé « L’échec féministe ». Il est vrai que les jeunes…

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Développer les services des maisons et faire reconnaître leur expertise

Dès sa fondation en 1979, le Regroupement se préoccupe de l’accessibilité des services des maisons. À l’époque, le développement des maisons et leur financement sont vécus comme une urgence. Et pour cause ! Devant le nombre grandissant de femmes qui frappaient à leurs portes, les maisons avaient un criant besoin de fonds pour leur offrir les services dont elles avaient besoin.

En 1982, le Regroupement élabore son premier véritable cadre de financement pour comptabiliser les coûts d’opération d’une maison et préciser les normes de contrôle à mettre en place. Il produira deux autres études à ce sujet.

Il obtient graduellement du MSSS des subventions récurrentes et, finalement en 1986, un plan triennal de financement, renégocié en 1992. Malgré ces succès, les maisons ne peuvent toujours pas offrir toute la gamme de services aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale. Le développement des services reste inégal et varie d’une maison à l’autre. Il faudra attendre 2003 pour que le gouvernement du Québec finance l’ensemble des services des maisons. Aujourd’hui, l’échelle de financement est fonction du nombre de places d’hébergement et permet notamment le développement de services sans hébergement.

La persévérance et la détermination du Regroupement et des maisons de l’ensemble du Québec ont porté fruit. Les maisons d’aide et d’hébergement peuvent maintenant offrir aux femmes hébergées et à leurs enfants, un toit sécuritaire, des services complémentaires adaptés à leur situation (information, soutien, référence, accompagnement dans les démarches) et une intervention tenant compte de la globalité de leurs besoins. Le suivi post-hébergement soutient les femmes après leur séjour en maison. Des services de consultation externes sont disponibles pour celles qui n’ont pas besoin d’hébergement ou qui ne souhaitent pas être hébergées. Les intervenantes les aident à évaluer leur situation, à mettre en place des scénarios de sécurité individualisés et à déterminer les moyens à leur disposition pour échapper à la violence conjugale.

Les maisons sont actives dans leur communauté. Par exemple, certaines offrent des rencontres de sensibilisation à la violence conjugale à des groupes d’adultes ou encore, des activités de prévention de la violence dans les relations amoureuses s’adressant aux adolescentes; des intervenantes jeunesse interviennent dans les écoles primaires pour prévenir la violence entre enfants dès le plus jeune âge. Les intervenantes des maisons sont aussi disponibles pour soutenir les proches des victimes de violence conjugale qui désirent aider une femme de leur entourage.

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