17 avril 2018

La Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF) rencontre l’ONU

Montréal, le 17 avril 2018 – La CFVF rencontre cet après-midi la Rapporteure spéciale de l’Organisation des Nations unies sur la violence contre les femmes. Alors que les taux de dénonciation diminuent (de 30 à 22% en violence conjugale et de 10 à 5% en agressions sexuelles), que les agressions sexuelles et les séquestrations augmentent, que les conditions de vie des femmes se détériorent, et que les groupes qui œuvrent au plus près des femmes luttent pour leur survie faute de financement, l’état des lieux est inquiétant.



19 mars 2018

Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution

Cette recherche s’appuie sur les témoignages de 52 femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec. Elle vise à favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

logo

Développer les services des maisons et faire reconnaître leur expertise

Dès sa fondation en 1979, le Regroupement se préoccupe de l’accessibilité des services des maisons. À l’époque, le développement des maisons et leur financement sont vécus comme une urgence. Et pour cause ! Devant le nombre grandissant de femmes qui frappaient à leurs portes, les maisons avaient un criant besoin de fonds pour leur offrir les services dont elles avaient besoin.

En 1982, le Regroupement élabore son premier véritable cadre de financement pour comptabiliser les coûts d’opération d’une maison et préciser les normes de contrôle à mettre en place. Il produira deux autres études à ce sujet.

Il obtient graduellement du MSSS des subventions récurrentes et, finalement en 1986, un plan triennal de financement, renégocié en 1992. Malgré ces succès, les maisons ne peuvent toujours pas offrir toute la gamme de services aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale. Le développement des services reste inégal et varie d’une maison à l’autre. Il faudra attendre 2003 pour que le gouvernement du Québec finance l’ensemble des services des maisons. Aujourd’hui, l’échelle de financement est fonction du nombre de places d’hébergement et permet notamment le développement de services sans hébergement.

La persévérance et la détermination du Regroupement et des maisons de l’ensemble du Québec ont porté fruit. Les maisons d’aide et d’hébergement peuvent maintenant offrir aux femmes hébergées et à leurs enfants, un toit sécuritaire, des services complémentaires adaptés à leur situation (information, soutien, référence, accompagnement dans les démarches) et une intervention tenant compte de la globalité de leurs besoins. Le suivi post-hébergement soutient les femmes après leur séjour en maison. Des services de consultation externes sont disponibles pour celles qui n’ont pas besoin d’hébergement ou qui ne souhaitent pas être hébergées. Les intervenantes les aident à évaluer leur situation, à mettre en place des scénarios de sécurité individualisés et à déterminer les moyens à leur disposition pour échapper à la violence conjugale.

Les maisons sont actives dans leur communauté. Par exemple, certaines offrent des rencontres de sensibilisation à la violence conjugale à des groupes d’adultes ou encore, des activités de prévention de la violence dans les relations amoureuses s’adressant aux adolescentes; des intervenantes jeunesse interviennent dans les écoles primaires pour prévenir la violence entre enfants dès le plus jeune âge. Les intervenantes des maisons sont aussi disponibles pour soutenir les proches des victimes de violence conjugale qui désirent aider une femme de leur entourage.

Accéder à la section membres

Conception: Coopérative Molotov
Logo et identité visuelle : Rouleau Paquin.com